Comment aider les pauvres
Dans une société capitaliste, si vous n'êtes pas content des produits vendus chez Sears, vous pouvez toujours aller chez Macy, et si là encore vous n'êtes pas satisfait, vous allez chez Neiman Marcus. La concurrence tire les prix vers le bas, encourage les rabais, ce qui explique pourquoi les pauvres profitent de tout ce que le marché produit, qu'il s'agisse des appareils électro-ménagers, des voitures, des vêtements, des produits alimentaires en allant chez WalMart, etc...
Vous remarquerez qu'on voit beaucoup plus de gros pick up ou de voitures neuves dans les ghettos américains que de policiers. La police n'est pas produite sur le marché. Le problème, c'est que celle-ci n'a pas l'intention de mettre les pieds dans ces quartiers, et que ceux qui y vivent paient, par l'intermédiaire des impôts, pour être protégés. Or je fais le pari que si demain celle-ci était produite par un marché vraiment concurrentiel, les pauvres ne paieraient qu'une vingtaine de dollars par mois et seraient bien mieux protégés.
Quand on avait voulu libéraliser les télécoms en France, beaucoup criaient aussi à l'hérésie. Aujourd'hui, presque tout le monde a un portable et Internet chez lui ! Il n'y a pas de raison que ce qui marche pour les télécoms ne marche pas ailleurs.
La justice privée existe et se nomme l'arbitrage. Aux Etats-Unis, elle est plus développée qu'en France et recouvre des situations relatives à l'ordre public. On s'est aperçus que celle-ci était plus efficace, plus rapide, moins onéreuse et plus discrète que la justice relevant des tribunaux publics. Vous avez compris qui serait intéressé par une justice moins onéreuse... L'idée est donc de la développer fortement puis à terme, de mettre fin aux tribunaux publics, tout en veillant à ce que les droits naturels, au sein des tribunaux privés, soient respectés. La boucle est bouclée et tout le monde sera content.
Regardez juste la PAC : elle pénalise les pauvres agriculteurs, français comme étrangers ( puisque le marché européen leur est bloqué ) et enrichit les gros exploitants. Quoi que vous fassiez, le système restera ce qu'il est. En Nouvelle Zélande, dans les années 80, les agriculteurs gagnaient 12,50 dollars par tête d'animal. Les travaillistes, sous l'impulsion du ministre des Finances de l'époque, ont changé radicalement de politique et ont laissé faire le marché. Résultat, aujourd'hui les agriculteurs gagnent 118 dollars par tête d'animal. Croyez vous que les pauvres n'en auraient pas profité ?
En Australie, John Howard, conservateur, qui a été réélu comme chef du gouvernement à quatre reprises, a lancé d'importantes réformes, certes initiées là encore, par les travaillistes. Depuis, l'Australie est un pays prospère. Le salaire minimum, fixé librement par le marché, est l'un des plus élevés du monde : 1300 euros par mois, ce qui ravit certainement les ouvriers. Vous pouvez vérifier.
Si vous voulez aider les pauvres, c'est simple : libéralisez tout sans complexe, soutenez un capitalisme ni contrôlé, ni réglementé, défendez un Etat ultra-minimal. Une fois qu vos idées seront mises en oeuvre, vous verrez, vous n'aurez pas à le regretter.
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samedi 10 juin 2006 à 17:03 |
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