NICOLAS LOBIN - LE CHOIX LIBERAL

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Saturday, June 10 2006

Comment aider les pauvres

Dans une société capitaliste, si vous n'êtes pas content des produits vendus chez Sears, vous pouvez toujours aller chez Macy, et si là encore vous n'êtes pas satisfait, vous allez chez Neiman Marcus. La concurrence tire les prix vers le bas, encourage les rabais, ce qui explique pourquoi les pauvres profitent de tout ce que le marché produit, qu'il s'agisse des appareils électro-ménagers, des voitures, des vêtements, des produits alimentaires en allant chez WalMart, etc...

Vous remarquerez qu'on voit beaucoup plus de gros pick up ou de voitures neuves dans les ghettos américains que de policiers. La police n'est pas produite sur le marché. Le problème, c'est que celle-ci n'a pas l'intention de mettre les pieds dans ces quartiers, et que ceux qui y vivent paient, par l'intermédiaire des impôts, pour être protégés. Or je fais le pari que si demain celle-ci était produite par un marché vraiment concurrentiel, les pauvres ne paieraient qu'une vingtaine de dollars par mois et seraient bien mieux protégés.

Quand on avait voulu libéraliser les télécoms en France, beaucoup criaient aussi à l'hérésie. Aujourd'hui, presque tout le monde a un portable et Internet chez lui ! Il n'y a pas de raison que ce qui marche pour les télécoms ne marche pas ailleurs.

La justice privée existe et se nomme l'arbitrage. Aux Etats-Unis, elle est plus développée qu'en France et recouvre des situations relatives à l'ordre public. On s'est aperçus que celle-ci était plus efficace, plus rapide, moins onéreuse et plus discrète que la justice relevant des tribunaux publics. Vous avez compris qui serait intéressé par une justice moins onéreuse... L'idée est donc de la développer fortement puis à terme, de mettre fin aux tribunaux publics, tout en veillant à ce que les droits naturels, au sein des tribunaux privés, soient respectés. La boucle est bouclée et tout le monde sera content.

Regardez juste la PAC : elle pénalise les pauvres agriculteurs, français comme étrangers ( puisque le marché européen leur est bloqué ) et enrichit les gros exploitants. Quoi que vous fassiez, le système restera ce qu'il est. En Nouvelle Zélande, dans les années 80, les agriculteurs gagnaient 12,50 dollars par tête d'animal. Les travaillistes, sous l'impulsion du ministre des Finances de l'époque, ont changé radicalement de politique et ont laissé faire le marché. Résultat, aujourd'hui les agriculteurs gagnent 118 dollars par tête d'animal. Croyez vous que les pauvres n'en auraient pas profité ?

En Australie, John Howard, conservateur, qui a été réélu comme chef du gouvernement à quatre reprises, a lancé d'importantes réformes, certes initiées là encore, par les travaillistes. Depuis, l'Australie est un pays prospère. Le salaire minimum, fixé librement par le marché, est l'un des plus élevés du monde : 1300 euros par mois, ce qui ravit certainement les ouvriers. Vous pouvez vérifier.

Si vous voulez aider les pauvres, c'est simple : libéralisez tout sans complexe, soutenez un capitalisme ni contrôlé, ni réglementé, défendez un Etat ultra-minimal. Une fois qu vos idées seront mises en oeuvre, vous verrez, vous n'aurez pas à le regretter.

Avenir de la société industrielle

Le raisonnement est simple et il se vérifie partout. Plus un Etat intervient dans l'économie et la société, plus celle-ci s'appauvrit. La pauvreté, le chômage, la misère progressent. C'est ce qu'il se passe dans la plupart des pays en voie de développement, notamment en Afrique. Je suis le mieux placé pour en parler puisqu'une partie de ma famille a vécu au Zaïre.

Quand vous avez compris que le marché était le mieux placé pour agir, vous prenez alors le chemin inverse, et plus vous réduisez le poids de l'Etat, plus vous aurez une société dynamique, innovante, créative, mais aussi un ascenseur social qui marche véritablement. Dans une société capitaliste, le pauvre en profite aussi. Maintenant, quelles étaient les conditions de vie des ouvriers en Angleterre et aux Etats-Unis au début du XIXème siècle ? Cruelle ironie, c'est là qu'il faut lire Engels :

Ils n'avaient pas besoin de se surmener ; ils ne faisaient pas plus que ce qu'ils avaient décidé de faire, et cependant ils gagnaient ce dont ils avaient besoin. Ils avaient loisir d'accomplir un travail salutaire au jardin ou dans les champs, travail qui en lui-même était récréation... c'étaient des gens "honorables", de bons maris, d ebons pères de familles, qui menaient une vie conforme aux bonnes moeurs parce qu'ils n'avaient pas la tentation d'être immoraux, puisqu'il n'y avait point de tavernes ni de maisons de mauvaise vie dans leur voisinage, et parce que l'hôte de l'auberge où ils allaient de temps à autre se désaltérer était aussi un homme honorable, habituellement un gros métayer qui se faisait gloire de son bon ordre, de sa bonne bière et qui se félicitait de se coucher tôt. Ils gardaient leurs enfants à la maison toute la journée, et les élevaient dans l'obéissance et la crainte de Dieu... Les jeunes gens grandissaient dans une simplicité et une intimité idylliques avec leurs campagnons de jeux, jusqu'au moment de se marier.

Voici ce qu'en rapporte David Friedman dans Vers une société sans Etat :

Au XIXème siècle, le taux de mortalité s'est réduit, les économies des ouvriers se sont accrues ; la consommation par les ouvriers de "denrées de luxe " comme le thé ou le sucre a augmenté, le nombre d'heures de travail diminué (...) Alors que la Révolution Industrielle était effectivement en train de commencer, c'est l'aristocratie terrienne conservatrice qui manifesta le plus d'opposition faisant valoir que les produits de luxe et l'indépendance allaient corrompre les classes ouvrières. Par une curieuse ironie, le temps a fait de ces messieurs les alliés intellectuelles souvent cités directement comme des autorités en la matière des socialistes modernes qui attaquent le capitalisme du XIXème siècle pour des raisons plutôt différentes (...) __Mais l'examen des faits révèle que la législation, tout à fait logiquement, n'a fait que suivre le progrès, plutôt que de le précéder. C'est seulement lorsque la plupart des ouvriers étaient déjà descendus à la journée de dix heures qu'il devint politiquement possible de légiférer à ce sujet.__

Chez nos voisins tchèques

C'est la droite l'a emportée aux dernières élections. Afin de concurrencer la Slovaquie qui a mis en place une Flat Tax à 18 %, le leader de droite a proposé un impôt unique fixé à 15 % pour tous, quels que soient leurs revenus. Le parti social-démocrate qui a été au pouvoir jusqu'à présent pourrait, à l'image de l'Allemagne, former une coalition avec le parti vainqueur, puisqu'aucun des deux n'a une majorité au Parlement. Ils sont d'accord sur tout sauf sur l'Europe. Moins d'Etat, moins d'impôts, ça marche !

''Le produit intérieur brut de la République tchèque a progressé au premier trimestre 2006 de 7,4% sur un an, ce qui constitue la croissance la plus forte depuis 1995, a annoncé vendredi à Prague le bureau national des statistiques (CSU).

Ce résultat est en ligne avec les attentes des analystes qui tablaient sur une croissance se situant dans la fourchette de 6,5 à 8,5%. Le PIB tchèque s'est ainsi établi à 744,740 milliards de couronnes (26,34 mds EUR) au terme du premier trimestre, écrit CSU dans son rapport.

Au cours de la période sous revue, la croissance tchèque a dépassé celle d'autres pays d'Europe centrale, telle que la Slovaquie (+6,3%), la Pologne (+5,2%) et la Hongrie (4,6%).

Notamment tirée par l'industrie manufacturière (+18,5%), la croissance tchèque a également dépassé la moyenne européenne de 2,2% au premier trimestre, selon Eurostat. "La République tchèque prendra pourtant un long moment pour atteindre le niveau moyen des pays, qui forment aujourd'hui l'eurozone", avertit l'économiste en chef du courtier pragois Next Finance, Vladimir Pikora."Les différences entre les économies sont importantes", a-t-il précisé.

Au premier trimestre 2005, le PIB tchèque avait enregistré la croissance de 5,4%, selon le chiffre révisé de CSU, également publié vendredi.''

Source : Yahoo Actualités

Que demande le peuple ?

Je crie à nos politiciens : cessez donc ce perpétuel massacre ! Hélas, ils ne m'entendent pas, du haut de leurs ministères... Eux qui n'ont, pour la plupart, jamais mis les pieds dans une entreprise, et qui ne semblent pas savoir ce qu'est un ouvrier et surtout, ce qu'il subit.

Car c'est bien de ceci qu'il est ici question : alors que nos chères élites vivent dans le faste des palais dorés de la République, les impôts qu'ils votent mais aussi les réglementations excessives nuisent non seulement aux entreprises, mais aussi, et surtout, aux plus faibles. Coût de la vie exhorbitant, chômage de longue durée, absence de progression salariale ( dûe aux 35 heures, mais pas seulement ), smicardisation de la société... En France un diplômé se retrouve légèrement au dessus du SMIC, aux Etats-Unis il peut espérer gagner le triple, sinon plus ! Ne parlons même pas de l'ascenseur social : nos pauvres sont littéralement nivelés par le bas et n'ont aucun espoir de s'en sortir, sinon de quitter la France. Et hypocrites qu'ils sont, nos politiciens et nos syndicats nous disent qu'ils veulent lutter contre la précarité, l'exclusion, le chômage, alors qu'ils ne font, par leurs agissements, que les renforcer et veiller à leurs petits intérêts !

Mais les médias vous le répèteront à l'envi : tout ça est la faute du libéralisme, de la mondialisation ! Ben voyons... Que ne feraient-ils pas pour se protéger sur le dos d'un peuple qui gronde et qui n'a plus d'autre choix que de s'abstenir aux urnes ou de voter Jean Marie Le Pen ! Souvenons nous que c'est en raison d'arrangements entre les dirigeants de notre voisin d'Outre Rhin qu'un peuple désespéré et déprimé s'est jeté dans les bras d'Hitler ! Cela est-il souhaitable ? NON !

Je pense aux commercants et aux artisants qui sont écrasés par des taxes et des réglementations faramineuses, menacant à tout moment de les mener à la faillite, je pense aux chômeurs de longue durée, qui le sont parce que nos politiciens ne veulent rien changer à un système dont ils ont tant profité, mais aussi à tous ces ouvriers qui se dévouent corps et âme pour leurs entreprises, qui travaillent dur et qui se font voler le produit de leurs efforts par un Etat infamant et avilissant. Je pense à tous ces jeunes qui en veulent, et j'en connais, qui sont contraints de quitter la France pour réussir leur vie. Je pense aussi à tous ces pauvres, qui sont bloqués, qui ne peuvent pas progresser et réussir. Cette situation est purement et simplement inadmissible !

Fort heureusement pour nous comme pour vous, les solutions sont connues, même si elles ne sont pas appréciées par nos chères élites ( et pour cause, elles nuiraient à leurs privilèges ) : elles sont libérales. Plus vous réduirez le rôle de l'Etat dans la société et l'économie, plus vous oeuvrerez pour le progrès social et vous garantirez une chance de réussite à tous. Il n'y a pas d'autre voie pour le progrès. La plupart des pays qui l'ont fait ne regrettent rien et leurs peuples respectifs ont vraiment progressé. A présent, mettons nous au travail ! Ne nous leurrons pas : le combat sera long et périlleux mais nous en sortirons, je l'espère, victorieux. Une France réformée en profondeur et libérale, pour le bien de tous, est une issue que j'ose espérer.

Et si Ségolène était élue ?

Imaginons qu'elle l'emporte contre Nicolas Sarkozy au second tour de 2007. Elle remplace Jacques Chirac à la Présidence de la République. Dès qu'elle arrive elle enterre les 35 heures, encourage l'effort et le mérite, en introduisant une liberté économique totale mais avec des contreparties sociales ( la flexsecurité ) elle met en place le service minimum, que Chirac n'a jamais eu le courage de faire. Elle décide de réduire les impôts, de revoir en profondeur le Code du travail, privatise à tout va, ce qui énerve les syndicats qui décident de contre attaquer. Elle les fait plier en leur coupant les vivres et en leur tenant tête, semblable à Margaret Thatcher au Royaume Uni. Les médias laissent faire, car ils ne cessaient de pester contre la gauchisation du PS et savent l'urgence des réformes.

Elle se rapproche de Georges Walker Bush dont elle vante les mérites de sa politique familiale et en faisant de même en France. Très conservatrice, elle lutte sans merci contre les strings, les publicités sexuelles avec des femmes nues, les émissions raccoleuses style " C'est mon choix " et la pornographie. Elle lance un programme de construction de prisons et de centres fermés pour y enfermer les délinquants. Elle met en place le service civique obligatoire qui concernera tous les jeunes pendant un délai qu'elle aura défini, et qui sera une variante du service militaire. Elle décide de valoriser les individus et de leur redonner confiance en eux, le tout sur un fond très patriotique, très nationaliste. Le travail, la famille, la nation. C'aurait été Pasqua ou Le Pen, vous imaginez le tollé. Et bien non, c'est Ségolène. Au bout de cinq ans, la France est réformée, certains diront sauvée. Elle est réélue en 2012.

Monday, June 5 2006

Ségolène et ses rapports avec Bush

C'est passé inaperçu et pourtant, il semblerait que ce soit une nouvelle rupture avec l'idéologie anti-américaine qui a régné à gauche pendant des décennies, idéologie véhiculée par nos élites bien pensantes.

En effet, notre cher Ségolène a demandé à ses collaborateurs de faire tout le nécessaire pour qu'elle puisse voir le plus rapidement possible l'actuel locataire de la Maison Blanche, Georges Walker Bush. Simple visite de courtoisie visant à l'exposer sur le devant de la scène, ou convergence d'idées ? Ségolène n'a jamais caché son attachement aux valeurs familiales, elle avait même, sous le gouvernement Jospin, été réactionnaires sur certains sujets comme la pornographie ou le port de strings par des filles dans les lycées. Ségolène cherche une fois encore à se distinguer de ses adversaires, tous jetant dans l'anti-américanisme, parce qu'elle a compris que cela ne servirait pas les intérêts de la France sur la scène internationale ? Et peut-être aussi, que ce n'est pas la faute des Etats-Unis si la France en est dans la situation économique où elle se trouve ? Enfin, peut-être aussi que les français attendent de la gauche et notamment du Parti Socialiste, qu'il soit responsable ? On se souvient de ses propos condamnant un modèle social qui fait fuir vers l'étranger l'élite française.

Il se pourrait bien que si Ségolène soit élue, elle mène une politique beaucoup plus atlantiste qu'elle ne l'est aujourd'hui. Attendons de voir. En tout cas, ce serait un curieux paradoxe : pour que le PS gagne la présidentielle, il aurait besoin d'un leader de droite ( on s'est compris ^^ ).

Sunday, June 4 2006

Chansons à écouter

Vous ne le croirez jamais, mais en écoutant de la musique sur le Net, je suis tombé sur deux tubes français qui ont cartonné à leur façon, le premier " Ah la queue leu leu " et le second " Sans chemise, sans pantalon " le tout adapté en allemand ! Non pas que ce soit nul d'ailleurs ( on se demande quand même ce que ça fait dans une rubrique de musique consacrée à de la Techno, Trance music ) c'est rigolo c'est tout, et ça détend quand on finit sa journée.

Sinon, je suis tombé sur des trucs intéressants ( je sais, c'est un peu subjectif, mais bon ). Pour ceux qui veuletn une ambiance boîte de nuit, vous avez notamment Call on me d'Eric Prydz ( j'ai beau faire, je ne m'en lasse pas ) Because the night de Jan Wayne remixé, Samba De Janeiro de Bellini, le tube préféré d'Arthur, vous savez, le présentateur de TF1 ( il le passe tout le temps lors son émission consacrée au Nouvel An ). Mais aussi le bon What Is Love de Haddaway. Vous avez aussi The Nick Straker Band A Walk in the Park 2005 par CONWAYS feat ( oui, je sais, c'est très proche d'un hit qui est passé dans les boîtes branchées d'Ibiza, je sais ). Et pour ceux qui veulent se reposer les oreilles, vous pouvez prendre l'apaisant White Jam de The Underdog Project. Amusez vous bien !

Le capitalisme français

Historiquement, tout au long du XIXème siècle du moins, le capitalisme français n'a jamais été libéral, contrairement à son homologue américain, mais plutôt un capitalisme d'Etat assez proche de ce qu'on peut voir en Chine aujourd'hui. Qu'est-ce que le capitalisme d'Etat ? C'est un système où l'Etat se sert de ses prérogatives pour servir les intérêts des plus gros industriels et des corporations de toutes sortes.

Ainsi, tout le long du XIXème siècle on a pu voir de réelles abominations perdurer comme le travail forcé des enfants dans des mines, et dans quelles conditions ! L'interdiction des syndicats, le refus par les politiciens des droits de grève, et j'en passe. Seul le pouvoir politique a pu empêcher ça, qu'il était à la solde du haut patronat. Seulement voilà, une minorité de grands penseurs français, tous libéraux , enseignés partout dans le monde sauf en France, ont décidé de sonner la sonnette d'alarme et de protester légitimement contre pareil système. Frederic Bastiat, bien plus libéral qu'un certain Alain Madelin, a décrit, à l'Assemblée Nationale de l'époque, les conditions de vie si cruelles des ouvriers et le besoin pour eux de se regrouper pour agir. Les politiciens de l'époque n'en voulaient pas, quand aux communistes, ils l'accusaient de détourner l'attention es ouvriers de la Révolution qu'ils souhaitaient.

Des réformes libérales, au cours du XIXème siècles, ont réussi à passer, même s'il a fallu pour cela se battre, comme l'abolition du travail forcé, puis la reconnaissance du droit de grève, des syndicats, et la création des caisses d'épargne, bien plus tard.

Vous me direz qu'aujourd'hui les choses ont bien changé... En êtes vous si sûr ??? Que font nos énarques, si ce n'est de favoriser toujours les intérêts des plus gros industriels ? On se souvient très bien du souk que a réforme de la loi Galland qui avait été proposée, a entraînée ! Certains industriels ont tout intérêt à obtenir un soutien de l'Etat sur le dos de leurs salariés et du peuple, toujours prêt à payer.

Après avoir envahi la scène politique, avec toutes les conséquences que l'on imagine (détournements de fonds, corruption, affaires diverses comme la Mnef, Destrade, les HLM de Paris, mais aussi l'opacité administrative, etc ) nos chers énarques ont fait pire : ils ont envahi un milieu qu'ils ne connaissaient pas du tout, le milieu de l'entreprise. Ils sont devenus capitalistes uniquement quand ça les arrangeait ( hautes rémunérations, parachutes dorés, etc ) mais refusaient d'engager leur responsabilité quand ils avaient commis des erreurs. Se souvient-on de Messier qui après avoir ruiné deux entreprises importantes, avait réclamé ( en plus ! ) 20 millions d'indemnités, au mépris des actionnaires de ces sociétés ? Et de Bernard, ancien patron de Carrefour, qui a bénéficié d'indeminités faramineuses en raison d'une clause de non concurrence ? Comment les français pourraient-ils accepter ça ? Ne parlons même pas de ce qu'il s'est passé lors du naufrage de l'Erika : ce serait arrivé aux states, Total aurait payé d'énormes dommages et intérêts au profit des victimes, et là, rien, ou si peu ! Ce capitalisme d'Etat à la française est bien entendu condamné par les libéraux, même s'il se trouve que les gauchistes le condamnent aussi ( encore que leurs solutions sont mauvaises ).

Les politiciens, par dessus tout, ont fait en sorte que l'opinion leur soit docile, en leur faisant étudier Marx, Hobbes, afin de renforcer son emprise sur eux. Au lieu de les valoriser, de leur redonner confiance, l'Etat les détruit et joue la nounou. Les hommes politiques font croire aux gens que l'Etat peut résoudre tous les problèmes alors qu'il est LE problème principal. Ils ont réussi grâce à cela en clamant leur haine des Etats-Unis. Vous remarquerez que ceux qui sont les moins haineux ( Alain Madelin, Nicolas Sarkozy ) ne sont pas issus de l'ENA. A ce petit jeu, tout est bon, plus c'est gros, plus ça passe. On fait croire n'importe quoi sur les USA ( imaginez, ils égorgent leurs enfants et les mangent vivants, ces sales américains ! ) comme ça les gens ne veulent pas voir ça chez eux et ça permet aux politiciens de ne mener aucune réforme salutaire, puisque celle-ci serait considérée comme menant à une américanisation de la société. Ingénieux stratagème, vous me direz. Mais qui ne marche pas à tous les coups : plus d'un million de jeunes sont partis vivre dans des pays anglo saxons.

Evidemment, quelqu'un comme moi, qui a une culture anglo-saxonne, découvrant cet état de fait, crierait au fascisme, au totalitarisme, et surtout ne comprendrait pas comment les français peuvent se laisser ainsi manipuler. Aux USA, c'est la société civile qui a le vrai pouvoir, et non pas de hauts fonctionnaires qui ont passé leur jeunesse sur les bancs de l'ENA. Là bas, tout le monde est élu : Président, gouverneur, maire, sherrif, juges et même le médecin légiste ! C'est une organisation beaucoup plus décentralisée et même démocratique. Mais surtout, les politiciens qui sont reconnus coupables du quart de ce que font nos politiciens sont jugés et condamnés. Une différence avec la France. Mais il est vrai que ce pays est plus libéral que le notre...

Friday, June 2 2006

Home, sweet home

Dans ce pays, les chômeurs sont considérés comme des victimes, à qui il faut distribuer des aides et les laisser errer là, au lieu de tout faire pour les sortir de leur situation. Dans ce pays, ceux qui brûlent des voitures sont des victimes, et il faut donc les excuser de tout, des pires sévices. Dans ce pays, les syndicats et les groupes d'intérêts font la loi, et tans pis pour l'intérêt général ! Dans ce pays, les politiciens piquent dans la caisse mais nous répètent à tout va qu'aucun crime ne sera plus impuni. Dans ce pays, les politiciens font la morale à leurs voisins et leur vante les mérites d'un modèle social qui fait tellement rire ces derniers qu'aucun n'en veut.

Alors quand j'entends Sarkozy dire : " la France, aimez là ou quittez la ! " Et bien je le prends au mot : je la quitte, sans regrets ni remords, et pour aller où ? Devinez ! Aux Etats-Unis !

Aux USA, les gens sont différents, beaucoup plus ouverts, chaleureux, mais surtout leurs hommes politiques ne font pas la morale à leurs voisins étrangers. Dans ce pays, on vous aidera à vous en sortir, et quand vous réussissez, on vous admirera, que vous soyez riche ou non, on vantera vos mérites partout. On valorise les individus. Je me rappelerais toujours de cet enfant autiste qui était fan de base ball et qui a fini par être repéré par un entraîneur, et qui aujourd'hui est très célèbre. Croyez vous que cela serait arrivé en France ? D'autant plus que les salariés, dans ce pays, ne répètent pas sans cesse " on est exploités, patron méchant ! " du matin au soir, mais au contraire se dévoueront complètement pour l'entreprise. Et ça, ce n'est pas négligeable, quand on veut comme moi, créer sa boîte.

Mais le plus beau, c'est que tout le monde peut y arriver. L'intégration marche bien mieux dans ce pays. Les gens sont beaucoup plus libéraux, donc beaucoup moins racistes. Peu sont contre l'immigration, qu'ils considèrent comme une chance. Tous sont fils d'immigrés à l'origine. Combien de noirs ou de jeunes originaires du Maghreb ont réussi dans ce pays ? Dans ce pays, on ne les dévalorise pas mais on les considèrent comme des individus comme les autres. Pour vous peut-être cela n'est pas une grande différence, mais sur le plan humain, c'est énorme.

Je vivrais donc dans ce pays, j'y ferais fortune, je me marierais avec une américaine et fonderait une famille, et puis, si l'envie me prend, je ferais de la politique dans ce beau pays. En Amérique, tout est possible. J'aime ce pays, je suis très patriote son égard et en cas d'invasion étrangère, qu'elle soit chinoise ou autre, je serais prêt à me battre pour lui, même à mourir, et je ne plaisante pas. Je me sens profondément américain et personne ne pourra rien y changer.

La liberté en avant !

Bang ! Socialism is dead

Hier soir nous avons fait une réunion chez une amie à moi, avec des commercants, des salariés de la société civile de tous âges ( jeunes quinquas vieux ) et un membre des Réformateurs qui avait fait le déplacement. Ce fut l'occasion d'intenses échanges. Bien entendu, il nous a dit qu'il croyait en Sarko, Douce de Franglieu l'a alors interrompu en rappelant ce qu'il avait fait à Bercy. J'étais arrivé vers six heures moins dix et je suis partit à neuf heures passées. Je me suis tapé tout le boulot ( ^^ ) mais bon, ils nous ont dit qu'ils nous aideraient du mieux qu'ils pourraient, mais que ce ne serait pas de la tarte. Ils ont tous pris nos bulletins d'adhésion. Pourvu que ça marche !

Le soir même j'ai collé des autocollants dans Biarritz un peu partout, notamment dans des secteurs où je n'avais pas mis les pieds jusque là. Par moments je me demande comment on a pu en arriver là. Quand tu penses que les premiers libéraux étaient français, Condorcet, Constant, Say, Bastiat, qu'ils sont étudiés dans les pays anglo-saxons alors qu'en France personne ne les connaît. Pourtant ce sont des français ! Les français ont un vrai problème avec le libéralisme. Je ne comprends pas, la liberté, les droits de l'homme, le parlementarisme, et même mai 68 quelque part, tout cela repose sur des valeurs libérales. Comment peut-on être contre ? Pour moi, comme pour des français vivant à l'étranger, c'est absurde.

Cannes

Je dois vous l'avouer, j'aimerais bien être à Cannes, pour avoir pu ainsi suivre le festival de plus près. J'aime bien le cinéma ( mais qu'est-ce que je n'aime pas ? ) alors vous pensez, avoir eu l'occasion de passer quelques jours sur place pour voir du beau monde ! Seulement hélas, comme toujours, deux difficultés se seraient posées...

La première, c'est le moyen de transport : comment y aller, en voiture, en train, en avion ? Je pense que l'avion aurait été certainement moins onéreux que la voiture, car l'essence, l'hôtel ( c'est loin dites ! ) et les péages, à la fin... et plus rapide aussi. Le problème étant que je ne sais pas s'il existe des vols pour se rendre de Biarritz à Nice mais bon, je me renseignerais en temps et en heure.

Le second, c'est le coût : il faut payer l'avion, bien sûr, mais aussi les restaurants, les taxis et... L'hôtel. Vous pensez bien que si je vais à Cannes, ce n'est pas pour finir dans un bouiboui, mais plutôt dans un quatre étoiles... On a les goûts qu'on a. Enfin bon ! Je me console en me disant qu'heureusement, la télé existe et me permet de m'y rendre sans même avoir besoin de quitter Biarritz et mon appartement. En prime, je peux même assister à Rolland Garros. La télé, ça n'a pas de prix.

Saturday, May 27 2006

Les vrais anti-libéraux

J'ai beau réfléchir, je parviens toujours à la même conclusion: les vrais opposants aux valeurs libérales sont les nazis. Pourquoi ? Ils sont antisémites, racistes, ils veulent détruire les autres ( comme les hitlériens ont pu le faire en créant des camps ) et les asservir, ils défendent un Etat tyrannique et criminel, cruel, ce sont des égoïstes contraires à la morale qui concentrent le pire de tout ce qui peut y avoir dans tout être humain. Les valeurs libérales en effet, sont l'exact opposées de celles-ci.

Quand j'entends parler d'un éventuel rassemblement de la gauche anti-libérale en vue de 2007, c'est l'hilarité. Si celle-ci veut s'opposer à un système économique qui repose comme en Chine sur un capitalisme d'Etat centralisé, les goulags en moins, elle est légitime tant mes maux existent. Mais le problème avec nos gauchos, c'est que leurs solutions empireront les choses car ils favoriseront ce système, indirectement s'entend.

Sur une échelle 100, près de 70 % des valeurs libérales viennent de la gauche. Comment celle-ci peut-elle donc se dire anti-libérale ? Ca reviendrait à dire qu'elle renie totalement son héritage ancien, la défense des droits de l'homme, un régime présidentiel favorisant le Parlement, un impôt payé par tous au même montant ( bref, les idéaux de la Révolution française, finalement ), ce qui n'a pas de sens. Je crois que je n'arriverais jamais à comprendre comment des gens censés peuvent cracher sur un tel héritage, mais je pense que c'est principalement l'ignorance qui en est la cause.

Monday, May 22 2006

L'Amérique est capable du meilleur !

J'aime ce pays, mais plus que tout, je crois en lui car je sais qu'il est capable du meilleur, contrairement à toutes les caricatures qui ont pu être faites ici ou là. Ronald Reagan était un grand homme d'Etat, qui avait su fédérer et unir, derrière un projet commun, des gens aux idéaux paraissant incompatibles, allant des californiens jusqu'aux américains du Sud profond. Il a réussi à rendre sa fierté à cette magnifique nation et à son peuple qui commencait à douter. Saluons la mémoire de cet homme, pour tout ce qu'il a fait pour notre pays mais aussi pour le monde, en libérant des peuples opprimés de la tyrannie soviétique.

Aujourd'hui malheureusement, comme je l'avais déjà écrit précédemment, avec l'actuel locataire de la Maison Blanche, nous sommes bien loin des idéaux de Ronald Reagan. Je ne supporte plus cette situation et de voir comment l'Amérique et ses valeurs qui me sont chères sont complètement passées à la trappe au service de politiciens carriéristes. Il convient donc de revenir à nos valeurs originelles... Pour les démocrates les plus gauchistes, aimer son pays et vouloir le servir signifie être un extrémiste de droite. Etant très patriote et prêt à me battre pour mon pays, j'assume pareil positionnement, car je sais qu'il est juste. La grande force des Pères Fondateurs c'est d'avoir compris que pour être une superpuissance, il convient d'avoir un Etat limité dans ses attributions, notamment économiques.

N'étant pas né sur le sol américain, à moins d'une modification de la Constitution, je ne pourrais jamais être élu et me retrouver ainsi à la Maison Blanche. Pourtant, il y a tellement de choses à faire, tellement de choses à changer ! Sait-on jamais... Voici quelques idées en vrac...

- Introduction de la Flat Tax à un taux de 18 % pour tous les américains.

- Libéralisation des hôpitaux et de notre système éducatif ( dans un état catastrophique ) copiées selon le modèle néo-zélandais. Les pauvres pourront accéder à des établissements privés sans avoir de frais à engager.

- Suppression de toutes les réglementations inutiles et néfastes à notre économie. A l'instar de ce qu'à fait Georges Allen ( actuel sénateur de Virginie ) quand il était gouverneur, plus de 70 % d'entre elles seront soient modifiées, soit supprimées purement et simplement.

- Sécurisation de nos frontières avec le Mexique et suppression des aides sociales et allocations diverses au profit des immigrés clandestins.

- Réforme du système judiciaire et unification des procédures pénales et civiles. Les victimes seront mieux indemnisées et pourront choisir ensuite de condamner ou non un coupable à la peine de mort ( qui sera maintenue ), ce sera alors leur choix.

- L'avortement restera légal, mais les aides et subventions accordées aux cliniques seront supprimées. Penchant pour un libre choix des Etats de légiférer dans ce domaine.

- Défense de l'environnement qui sera l'enjeu planétaire de ce siècle. On pourra concilier liberté d'entreprendre et engager la responsabilité de tout pollueur qui ne respectera pas les règles.

- Création éventuelle d'un PACS pour les individus de même sexe, encore faut-il que cela soit ensuite accepté par le Congrès, même si la population s'est faite à cette idée ( on parle même, dans les Etats du Nord-Est, de l'homoparentalité ).

- Défense des liberty lovers peuplant le monde entier. La guerre n'est pas la panacée mais l'Amérique sera du côté de ceux qui se battent pour que leurs droits et leur liberté soient respectées. A tous ceux qui se servent de leur pouvoir pour tyranniser et opprimer leur peuple, je leur dirais que leur règne sera fini. En vue : démocratisation de l'Iran, de la Syrie, de l'Egypte et de la Chine, de la même manière que la révolution rose menée par des georgiens.

Les Etats-Unis plus sociaux que la France

Je vous conseille le livre de Nicolas Lecaussin " cet Etat qui tue la France " et plus particulièrement à partir de la page 229 qui décrit les Etats-Unis. Comment ça se passe réellement dans ce pays ? Je vais vous faire un résumé.

Je ne vous apprends rien, il existe dans ce pays un salaire minimum ( tiens donc, moi qui croyait que c'était la loi de la jungle ! ) proche du notre. Depuis les années 80, les chiffres du Bureau of Labour Statistics montrent que " les emplois non qualifiés de la première catégorie ont augmenté de 17,5 % sur cette période, tandis que les emplois les plus qualifiés se sont accrus de ... 28,4 % ! Sur les 17,3 millions d'emplois créés, presque 60 % ( environ 10,2 millions ) l'ont été dans les domaines les mieux payés et les plus qualifiés. " Ce qui explique pourquoi les américains faisant partie des working poors représentent 4,9 % de la population active.

D'après le Census Bureau ( chiffres de 2001 ) ''" environ 35 % de ceux qui assument plusieurs emplois le font pour gagner plus d'argent, 17 choisissent un deuxième emploi parce qu'ils ont envie de travailler et 5 % pour avoir une expérience supplémentaire. Seulement 28 % le font pour des problèmes financiers, ce qui représente seulement 1,5 % des Américains ! "'' D'autant plus que contrairement à une idée reçue, il apparaît dans les statistiques que plus on a de diplômes, plus on exerce un grand nombre de métiers.

Outre atlantique, la parité des salaires marche bien mieux : une Américaine gagne 85 % du salaire d'un Américain contre 75 % en France. Le nombre de femmes au travail est de 73 % contre 62 % en France. Rien d'étonnant sachant que ce pays a passé le suffrage universel pour les femmes dès 1869 et l'école obligatoire et gratuite dès 1832. Une des raisons qui explique sûrement pourquoi des millions d'immigrés tentent leur chance dans ce pays chaque année, au péril de leur vie le plus souvent ( l'Amérique compte 11 millions de clandestins ). Les chances d'y trouvant un emploi étant plus nombreuses : " entre 1990 et 1997, les starts up américaines ayant plus d'une année de croissance ont augmenté leur personnel de 161 % en moyenne, en France, pour les mêmes sociétés, l'augmentation n'a été que de... 13 % ". Voici ce qui démolit l'argument selon lequel les entrepreneurs ne sont motivés que par les licenciements. Mais aussi un fait incontestable : pour qu'une entreprise embauche, encore faut-il qu'elle puisse le faire librement.

Les pauvres américains vivent aussi confortablement que notre classe moyenne, puisqu'on peut acheter des produits là bas ( climatiseur, four, télé, voiture ) beaucoup moins chers qu'ici, si bien que les trois quarts, voire la quasi totalité, en possèdent. Par ailleurs, ils possèdent une surface deux fois plus importante ( en terme de logement ) que leurs homologues français. Après tout, 70 % des américains sont propriétaires de leur logement, contre 54 % en France.

Autre mensonge : dans ce pays, la Sécurité sociale n'existerait pas. C'est complètement faux, car elle existe belle et bien par l'intermédiaire de deux programmes sociaux ciblés sur certaines catégories de la population comme les personnes âgées ( Medicare ) et les autres ( Medicaid ). Les aides sociales ( octroyées par l'Etat et par les fondations privées ) représentent en totalité près de 970 milliards de dollars, ce qui veut dire que la population la plus défavorisée " reçoit 41,4 % de la redistribution, tandis qu'en France, les plus démunis n'en recoivent que 35 % ". De plus, " environ 65 % des impôts proviennent des 10 % les plus riches. "

La pauvreté a reculé depuis la réforme menée par Clinton, le Workfare, très libérale, incitant les américains à se mettre au travail, le nombre de pauvres a baissé de 4,2 millions de personnes, plus particulièrement les enfants noirs ( - 1,1 million ) du jamais vu dans toute l'histoire des Etats-Unis. Depuis, plus personne ne conteste cette réforme et aucun candidat à la Maison Blanche n'a exprimé le souhait d'y revenir. Enfin, la mobilité sociale, que j'ai très souvent décrite dans ce blog. Aux USA, parce que ce pays est beaucoup plus flexible que le notre, on voit des pauvres sans un sou devenir millionnaire, ou rejoindre la classe moyenne. Ce qui explique les sondages dont j'ai parlé précédemment, mais aussi ce sondage Harris datant de 2003 : " 58 % des Américains sont satisfaits de leur situation actuelle, contre seulement 13 % en France, et 65 % considèrent que leur vie s'améliorera encore dans les cinq prochaines années alors qu'ils ne sont que 40 % a être optimistes ".

John Stossel

Il fut un journaliste célèbre du New York Times et a obtenu des récompenses avant de réaliser 15 ans plus tard que le plus grand ennemi des citoyens n'était pas le capitalisme mais le gouvernement. Il est devenu libertarien et défend aujourd'hui un Etat minimal, la légalisation des drogues et le mariage gay. Voilà la vidéo qui décrit un des livres qu'il a écrit récemment.

http://abcnews.go.com/Video/playerIndex?id=1502887

Saturday, May 20 2006

Les vidéos d'AL

D'abord la première " un jour en France " où on parcourt tout le mandat de Jacques Chirac, du début à la fin ( à ce propos, lors du passage où on voit Chirac avec ses lunettes, celui qui crie " Chirac en prison ! " est votre serviteur ).

http://www.alternative-liberale.fr/evenements/060514_congres_fondateur.htm#top

L'imbattable Aurélien Véron :

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L'excellent David Poryngier qui nous parle de la justice.

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Le charismatique Ludovic Lassauce

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Le doué, génial et grand manitou Edouard Fillias, notre Président bien aimé ^^

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Vivement les prochaines échéances électorales !

Bal de fin d'année

Avant d'embrayer sur ce sujet, je suis tombé en regardant le zapping sur Canal + sur un africain qui semblait vivre loin de tout et qui expliquait aux journalistes présents que le plus grand ennemi de l'Afrique, c'étaient " les subventions des gros pays ". Très pédago, il disait que s'il n'y avait aucune entorse aux règles du marché, dans les rapports entre l'Afrique et aux pays riches, et bien l'Afrique s'en porterait mieux. C'était frappant d'entendre ça venant d'un africain semblant vivre au plus profond de la savane mais ça montre le décalage entre ce que pensent les français du marché et ce que pense le reste du monde.

Le bal fut l'occasion de retrouver tous ceux qui ont travaillé avec moi dans ma faculté. Je dois dire que je n'ai pas été déçu, presque tout le monde était là et ce fut un vrai plaisir. La plupart étaient élégamment habillés et avaient fait un effort. Il y avait même Brad Pitt, enfin celui qu'on surnomme comme tel. Remy offrait des whysky Coca à toutes les filles à ses côtés, comme à moi ( merci vieux ! ) je crois même m'être fait draguer par ma chargé de TD de pénal, faut le faire, tout de même ! N'empêche, c'était super amusant. Il y avait une bonne ambiance. Romain était déchaîné alors que Raoul lui, passait son temps assis. J'ai donné à Philippe un des briquets que j'avais acheté avant que ne commence mon Congrès où était inscrit bien visible en violet sur fond noir le slogan de mon parti. Déjà que je m'étais tapé une bouteille de Vodka pour être " cool " en arrivant, sur place, avec toutes les boissons proposées, je n'ai pas été déçu du voyage. Je dansais avec des filles quand je suis tombé sur un islandais qui avait vécu en Californie et qui semblait s'être égaré là. On a discuté alors des Etats-Unis et il connaissait bien son sujet. Défenseur du libéralisme le gars, d'ailleurs il ne comprenait pas qu'on puisse être contre. Il disait qu'il respectait les manifestants en France mais qu'il ne comprenait pas. On était en phase, tous les deux. On a discuté du poids de la religion aux states, avant qu'il ne reparte.

Je suis rentré chez moi à quatre heures passées, alors que d'autres avaient bien l'intention de rester jusqu'au bout, c'est à dire sept heures. Je me suis couché vers cinq heures, le temps de rentrer. On devrait se faire ce genre de trucs plus souvent.

Les jeunes ne sont pas tous des gauchos !

Tout comme les fonctionnaires ne sont pas tous des fainéants, contrairement à une idée reçue, loin s'en faut ( et leurs syndicats, qui ne les représentent en rien, sont toujours en train de leur faire passer pour des buses ). D'ailleurs, c'est bien ça le problème, nombreus sont ceux qui s'échignent et travaillent dur, notamment dans les hôpitaux ou la police, et sont livrés en pâture par des syndicats qui passent leur temps à annoncer grèves après grèves.

La mentalité, dans les écoles de commerce, est bien différente de celle que j'ai pu trouver dans ma fac. Entendre des jeunes me dire que le problème, c'est que la droite est plus gauchiste que n'importe quelle gauche de l'UE et que si on ne fait rien on ira dans le mur... C'est rassurant... Rien n'est perdu, finalement.

La richesse plutôt que la pauvreté

On travaille d'abord pour survivre car on a besoin de manger tous les jours et d'avoir un logement ( on ne peut pas dormir dehors ). On travaille ensuite pour améliorer ses conditions de vie. D'abord en allant chez le médecin ou le dentiste quand il le faut, ou encore pour se faire soigner en cas de pépin, mais aussi pour bénéficier d'appareils électro-ménagers, d'une télévision, d'un ordinateur portable, etc... Après seulement, on ne travaille plus pour vivre bien mais pour obtenir tel ou tel privilège, tel ou tel avantage qui n'est pas donné à tous. A ce sujet, selon un sondage, 80 % des parents américains ne s'inquiètent pas pour l'avenir de leurs enfants, et 39 % d'entre eux sont convaincus qu'un jour ou l'autre, ils deviendront milliardaires. Beaucoup finissent par y arriver, seulement là, on parle des USA, et malheureusement pas de la France. On travaille aussi pour réussir à parvenir à un objectif. Qui peut croire que les médaillés des JO l'ont été sans effort ? Ca été une bataille de tous les diables, des efforts immenses mais qui ont été récompensés.

Nos politiciens font l'éloge des pauvres alors qu'ils ne l'ont jamais connu et qu'ils placent leurs enfants dans des écoles privées ou alors des écoles très réputées style Henri IV, et j'en passe. Plus grave encore, ils font tout pour maintenir les gens dans la pauvreté. On voit bien la différence entre la progression sociale dans des pays anglo-saxons comme l'Angleterre, l'Irlande ou les USA où on monte très vite, avec la France où on reste bloqué et où on ne bouge pas. La plupart des français qui se sont expatriés ne veulent plus revenir. Les réglementations, les impôts élevés, paralysent l'initiative, les entreprises finissent par se délocaliser, entraînant des licenciements... Les politiciens s'en foutent, alors qu'ils en sont responsables, pourtant !

Pourtant, qu'est-ce qu'il y a de bon à être pauvre ? Croyez vous que les SDF qui vivent dans la rue sont heureux de leur sort, surtout lors des grands froids d'hiver ? Comment peut-on se satisfaire de vivre dans la pauvreté ? Avoir du mal à joindre les deux bouts, ne jamais offrir de voyages à ses enfants, ne pas toujours remplir le garde manger ou mettre le chauffage, et du coup, être souvent malade sans pouvoir se faire soigner, car la Sécu étant ce qu'elle est, elle ne profite qu'aux catégories socialement plus élevées, contrairement aux bobards qu'on raconte partout. La vérité, c'est qu'un ouvrier travaillant à l'usine aura une espérance de vie bien moindre que celui qui est chef d'une PME. D'où l'arnaque du système de retraites par répartition ( surtout que ce sont les plus jeunes qui paient pour les plus vieux dans ce système, alors dans le contexte de vieillissement actuel, quand on sait ce que gagnent les jeunes, chapeau la justice sociale ! ).

Les riches ne vivent pas dans un monde fermé, les connections entre les différentes classes sociales existent ( elles sont beaucoup plus fortes dans les pays anglo-saxons ) et on peut devenir riche même si on était pauvre à la naissance. L'inverse est aussi vrai. Tout dépend de ce qu'on entend par richesse, mais l'aisance financière permet généralement de vivre dans de bonnes conditions et donc de s'épanouir. Quand j'entends autour de moi des gens dire des bêtises comme " l'argent ne fait pas le bonheur " je me demande si ceux ci ont déjà été pauvres et vécus dans la rue pour voir ce que ça faisait. Ca m'étonnerait beaucoup qu'ils y restent longtemps, dans la rue. Ils sont bien trop contents de rouler en BMW ( véridique ) et de se payer des voyages aux Antilles. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !

Il faut donc construire un modèle économique et social qui permette à des gens miséreux de rejoindre la classe moyenne ( beaucoup plus riche dans ma conception ) voire de devenir millionnaire, car il est inadmissible qu'on laisse ces gens rester dans la pauvreté, au prétexte que ce serait bien pour eux ( ce que pensent les politiques français ). Ce modèle économique et social est libéral. Après, même si vous libéralisez les écoles et les hôpitaux par exemple, rien ne vous empêche de faire en sorte que les gens pauvres ( pas encore sortis de la pauvreté, voyez ) bénéficient d'un accès libre à des établissements anciennement publics et devenus privés ( écoles, hôpitaux, etc ).

Tuesday, May 16 2006

Congrès fondateur d'Alternative Libérale du 14 mai 2006

C'est long de se farcir cinq heures de train mais je dois reconnaître que ça valait le déplacement. Quand je suis arrivé sur les lieux, j'ai revu tous mes amis, d'abord Christine Mure, puis Sabine ainsi que Pierre et Antoine à l'intérieur. Christian se chargea de vendre des produits dérivés à l'effigie du parti pour faire de la pub autour de nous. Désespérant de ne rien trouver au bar, je me résigne à monter à l'étage. Ce n'était pas l'Olympia, mais c'était grand tout de même.

Je suis descendu pour chercher un vestiaire, il y en avait un mais personne pour s'en occuper. Je suis remonté à l'étage pour ne pas me faire voler ma place. J'ai fini par discuter avec un jeune qui venait droit de Pau, avant que le Congrès ne débute. Très moderne, sur de la musique Rap. Un type avec une tête de mouton regarde la télé et écoute Chirac, cherche à zapper mais entend toujours la même chose, genre : " nous vivons dans une société d'égalité, de solidarité ". Avant de voir tous les problèmes de la France, chômage, exclusion, pauvreté extrême dans les cités, etc... On interroge des gens dans la rue et on leur demande ce qu'ils pensent de la France. Pour certains, " elle pète plus haut que son cul " pour d'autres, " la France est un pays très généreux, tout le monde veut y vivre et c'est souvent ça le problème ". On s'est même farci une socialiste. On leur demande ensuite de personnifier la France en animal. Ceux qui ont été retenus : " le paresseux, le coq, le lion, la tortue ". On voit tout le long du clip Chirac avec Raffarin, puis avec Villepin et Sarkozy en embuscade. La salle l'a copieusement huée, " Chirac en prison ! " ais-je crié.

Un certain François arrive et nous présente le mouvement un moment avant de laisser la parole à d'autres intervenants. L'excellent Didier Salavert tout d'abord, complètement en phaseavec les idées libérales, puis David Poryngier qui nous décrit les graves failles de notre justice et surtout le sort qui est réservé à ceux qui viennent dans notre pays pour espérer y trouver un eldorado introuvable et qui se retrouvent parqués dans des salles étroites, dans des conditions tellement inadmissibles que même des inspecteurs européens ont pété un câble et n'en sont pas revenus.

Sabine Herold qu'on connaissait déjà pour avoir organisé avec succès sa contre-manifestation du 15 juin 2003 où 80 000 personnes avaient participé, nous raconta son parcours, les avancées libérales dont la France a besoin pour conserver sa place sur la scène internationale. Puis vient Said, qui nous décrit d'où il venait, d'Algérie, il nous raconta de quelle manière la France avait traité ceux qui s'étaient battus pour elle et qui avaient été massacrés par les nationalistes algériens lors de la décolonisation. C'était émouvant... Il fit les louanges des droits de l'homme et de l'idée de liberté, contre l'oppression des dictatures règnant partout dans le monde. Ludovic est aussi passé, il a mis une ambiance du tonnerre, avec des accents populistes, merci Ludo ! Douce de Franglieu est intervenue à son tour, dénoncant la carte scolaire qui profite à une minorité de privilégiers au détriment de tous les autres.

Viennent ensuite des invités internationaux : d'abord les deux jeunes georgiens qui ont mené avec succès la révolution rose dans leur pays et qui ont pu créer un véritable Etat de droit reposant sur les droits de l'homme. Les mesures libérales qu'ils ont mené sont aujourd'hui très populaires dans ce pays, même si comme ils l'ont dit, il reste encore beaucoup de progrès à faire car il existe un trop grand nombre de dictatures. Ensuite un dissident tunisien qui ne s'est pas gêné pour critiquer le régime despotique de Ben Ali et qui rêverait de faire des islamistes de son pays des démocrates adhérant aux idées libérales, l'islam politique sera libéral ou ne sera pas. Puis un certain Karim, canadien originaire d'Inde, nous raconta comment ses parents avaient soufferts dans son pays natal car non musulmans, puis ensuite une fois arrivés en Afrique parce qu'ils n'étaient pas noirs. Ils sont ensuite partis en Angleterre avant de gagner le Canada, et ils ont découvert l'opposé de ce qu'ils avaient vu jusqu'alors ( mais le Canada est un pays très libéral, très tolérant, au passage ). Charles Beighbeider, patron de Poweo et frère d'un certain Frédéric travaillant à Canal +, a dit tout le bien qu'il pensait d'AL, était content d'être là parmi nous. Il nous dit l'urgence de changer les choses au risque sinon, de déboucher sur une très grave crise politique.

Puis est venu notre Président, le grand manitou Edouard Fillias qui fit ce constat : " les laissés pour compte, ceux qui ne croient plus en la politique, seront nos électeurs ". Etant donné en effet que dans le système qui existe actuellement en France, seuls les plus riches et les fils de ministres en profitent, au détriment de tous les autres, écrasés par des impôts toujours plus élevés, des règlementations tatillonnent qui les entraînent vers le bas, les empêchent de progresser et surtout qui plombe leur portefeuille ( car plus les réglementations sont nombreuses, plus le coût de la vie augmente ).



Ensuite on a fait une photo de famille, tous les responsables se sont levés, sont venus sur scène. On a eu droit à un lâcher de ballons. N'importe qui qui aurait participé à ce Congrès comme simple spectateur n'aurait pas pu en sortir en pensant avoir assité au Congrès d'un parti se situant à droite de la droite. Tout a été centré sur les droits de l'homme, sur les inégalités sociales dues au système existant actuellement, sur un retour aux grands principes issus de la DDHC de 1789. Des réformes économiques radicales assurant la prospérité, tout en garantissant à tous une protection sociale efficace, voilà les grandes lignes développées par le parti. Finalement, rien d'autre que ce que propose Jean Marie Bockel, à peu de choses près, lui-même étant au PS. Alternative Libérale finalement, ressemble plus à un parti social-démocrate moderne qu'à un parti type Mouvement Pour la France d'un certain Villiers.

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