NICOLAS LOBIN - LE CHOIX LIBERAL

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Les USA, le paradis des avocats !

OJ SIMPSON: C'est quand même dingue ce que les avocats ont touché dans cette affaire ! L'accusatrice s'est faite 5 millions de dollars pour un contrat relatant l'affaire ( il en faut 3 pour vivre très bien sans bosser ) sans parler de l'avocat d'OJ qui a dû se faire énormément de pognon. Apparemment OJ a été condamné par un tribunal à verser 33 millions de dollars à la famille de la victime, mais pour l'instant je ne peux pas vous dire s'ils ont été versés.

J'ai vu des cas comme ça. Une femme qui renverse son café, elle porte plainte contre le restau parce qu'il était trop chaud et c'était pas marqué dessus, que c'était chaud. 1 million de dollars.

Une autre affaire, une femme qui a chopé des problèmes de santé en fumant des cigarettes Morris : le tribunal a condamné la société à verser 27 milliards de dollars ( si si ) à la victime. Bon, finalement la société a fait appel, ce ne sera que 27 millions. Mais vous imaginez !

Pour les pensions alimentaires c'est assez problématique, parce qu'il suffit que l'ancien mari change d'Etat pour que la femme et les gosses soient complètements lésés... Et en Californie, qui est réputée pour être l'endroit où tout le monde a rompu au moins une fois, je ne vous raconte pas !

L'avocat de défense de Mickael Jackson s'est fait des couilles en or lui aussi dans cette affaire.

J'ai suivi d'autres affaires, franchement... Enfin ils sont pas si cons que ça, time is money J'hésite pas à vous raconter la dernière :

Deux campeurs qui décident de camper, et puis ils voient pas la pancarte " attention ours dangereux " ils se retrouvent dans un endroit qui grouille d'ours. La fille a envie de faire ses besoins, elle y va. Et puis quand elle relève la tête, un ours ! Bon elle s'en est tirée, mais elle a porté plainte contre celui qui gérait cet endroit, au motif que depuis elle serait devenue stérile ! Elle a gagné.

Franchement, vous prenez pas la tête, un femme a mis un chat dans un micro-ondes ( ou un chien je sais plus ) et elle a porté plainte contre la société qui a fabriqué le micro-ondes parce que c'était pas écrit dessus qu'il fallait pas mettre des animaux dedans ( dans la notice explicative ! ). Alors évidemment, ça vous fait rire, mais ils sont pas si débiles que ça les gens, parce qu'ils gagnent très gros. Le business, tout le temps !

Alors moi je dis, c'est trop facile même, en France on n'imagine pas ça, aux USA tu sors " les flics de LA sont que des racistes, mon client est une victime de leurs agissements ! " et hop ! Tu gagnes le procès, et puis si le type en plus était super célèbre, tu te fais une sacrée commission. Te prends pas la tête, c'est trop facile de se faire du fric aux US.

		

Yellowstone : bientôt la fin de l'humanité

Voilà... Tout est dans le titre. Le parc naturel de Yellowstone, s'il est très agréable à visiter, n'est rien d'autre qu'un super volcan qui s'il explose entraînera l'extinction de l'humanité. Et vous savez quoi ? C'est pour bientôt !

Non, je ne plaisante pas hélas, j'aimerais bien, si seulement. Pourquoi s'affoler pour le réchauffement climatique ? Pourquoi signer le protocole de Kyoto ? Vous affolez plus : bientôt, la température va chuter d'une dizaine de degrés, après l'éruption évidemment. 100 millions d'américains mourront en quelques minutes, et le reste de l'humanité suivra dans les semaines qui suivront. Et seuls quelques milliers de personnes survivront. Espérons pour nous et pour moi que nous en ferons partie, car c'est ce qui va bientôt se produire : aucune éruption ne s'est produite depuis plus de 640 000 ans. Or en toute logique chaque éruption se déroule tous les 600 000 ans. Nous sommes en retard ! Toutes les donnes géologiques établies sur place ont montré que l'éruption était imminente. Elle va bientôt arriver, peut-être même au cours de notre existence. Une espèce a survécue après une explosion de ce genre : l'homo sapiens.

Vous trouverez tout ici.

http://www.infos-du-net.com/redirect.php?www.astrosurf.org/lombry/impact-supervolcan-yellowstone.htm

Pas la peine de paniquer et de vouloir quitter la France : vous ne serez à l'abri nul part.

Sarkozy : décidément, il ne s'arrange pas !

Voilà que notre nouveau ministre de l'Intérieur veut nettoyer la cité des 4000 au Karcher. Et surtout ne le critiquez pas, que vous soyez ou non libéral : il vous expliquera qu'il agit dans l'intérêt des victimes, même si le problème, on le sait bien, n'est pas là mais plutôt dans la politique menée par les hommes de l'Etat qui ont aboutit à cette situation à la Courneuve comme partout ailleurs : chômage élevé, pauvreté, insécurité... Si l'on déléguait certaines responsabilités policières au privé, les habitants des cités s'en porteraient bien mieux, et il n'y aurait certainement pas besoin d'en aller jusqu'à nettoyer les cités, d'autant plus au Karcher ! Mais Sarkozy est populiste, et cherche par tous moyens à ratisser large, y compris sur les terres du FN pour se faire élire en 2007. Il n'y a que ça qui compte pour lui, non ? Se faire élire. Tout comme Chirac antérieurement, Sarkozy ne résoudra rien. Et qu'on ne dise pas de lui que c'est un libéral, en quoi pourrait-il l'être, je vous le demande !

PS : à propos de ce qu'à dit Rozès à la fin de l'article, sur le néolibéralisme supposé de Sarkozy, cela est complètement faux, mais c'est le même qui vient dire que Dominique de Villepin préserverait notre modèle... Quel modèle ? Celui-ci est en faillite !

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Photo © AFPPARIS, le 23 juin (Reuters) - Après ses propos sur le "nettoyage au Karcher" d'une cité de la banlieue parisienne, Nicolas Sarkozy a suscité une nouvelle polémique en s'en prenant à un juge qui avait remis en liberté l'un des meurtriers présumés d'une femme de 39 ans.

Le ministre de l'Intérieur, qui recevait mercredi soir des officiers de gendarmerie place Beauvau, a affirmé que le magistrat devrait "payer pour sa faute".

"En conseil des ministres ce matin, j'ai demandé au président de la République de demander au garde des Sceaux ce qu'il allait advenir du magistrat qui avait osé remettre un monstre pareil en liberté conditionnelle", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy parlait de Patrick Gateau, un repris de justice déjà condamné à perpétuité pour assassinat mais remis en liberté conditionnelle il y a deux ans. Interpellé avec un autre suspect qui a reconnu les faits, l'homme a été mis en examen et a reconnu avoir assisté au crime de Nelly Crémel.

Le ministre de la Justice, Pascal Clément, a réagi par voie de communiqué jeudi matin, affirmant que "la loi, toute la loi a été respectée" concernant cette libération conditionnelle.

"Je veux préciser que, s'agissant de la libération conditionnelle accordée en 2003 à la personne qui vient d'être mise en examen pour l'assassinat de Mme Nelly Crémel, la loi, toute la loi a été respectée", a-t-il déclaré.

"C'est un collège de trois magistrats qui s'est prononcé, sur la base d'avis et d'expertise, en application des dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale", a-t-il précisé.

Dès mercredi soir, les syndicats de magistrats avaient protesté contre la nouvelle "sortie" de Nicolas Sarkozy.

"Le ministre de l'Intérieur surfe comme d'habitude sur une légitime émotion pour tenter de trouver un bouc-émissaire"."Le ministre de l'Intérieur surfe comme d'habitude sur une légitime émotion pour tenter de trouver un bouc-émissaire en la personne d'un professionnel qui n'a fait qu'appliquer les lois de la République votées par l'Assemblée nationale à laquelle Nicolas Sarkozy appartenait", a déclaré l'Union syndicale des magistrats (majoritaire).

"L'intervention de Sarkozy constitue une atteinte scandaleuse au principe de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, à l'indépendance de l'autorité judiciaire et aux fondements même de notre démocratie", a estimé le Syndicat de la Magistrature (gauche).

CANDIDAT "POPULISTE" EN 2007 ?

Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a jugé de son côté que "Nicolas Sarkozy est à cran et que c'est inquiétant".

Interrogé mercredi soir sur les propos de son numéro deux sur La Courneuve, où un enfant de onze ans a été tué par balles dimanche soir, Dominique de Villepin ne l'a pas désavoué, se félicitant de l'existence de sensibilités différentes au sein d'une équipe gouvernementale dont lui, Premier ministre, "assure la direction, la cohérence".

Depuis son retour place Beauvau, début juin, Nicolas Sarkozy, candidat déjà déclaré à l'élection présidentielle de 2007, a repris son rythme effréné.

Le 3 juin, à Perpignan, où de violents incidents avaient opposé communautés gitane et maghrébine, il a fustigé les "voyous" et leurs "comportements sauvages".

"La force doit rester républicaine et la consigne est simple: frapper fort et vite", a-t-il martelé lors de cette visite-éclair, sous l'oeil des caméras.

Lundi dernier, au lendemain de l'assassinat de Sidi Ahmed Hammache, Nicolas Sarkozy s'est rendu à la Cité des 4000 à La Courneuve pour promettre aux habitants de "nettoyer au Karcher" leur quartier.

Le lendemain, il s'est rendu aux obsèques de Nelly Crémel.

Mercredi, lors des questions d'actualité à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy s'en est pris avec virulence aux "bonnes consciences", estimant que "le peuple" avait quitté une gauche qui "ne le comprend pas" et "ne parle pas" comme lui.

Le Monde a fait le même jour sa "une" sur le président de l'UMP, décrit comme "tenté par le populisme" et en quête des voix de l'électorat du Front national d'extrême droite.

Le quotidien citait le président du groupe UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, pour qui "seul un candidat populiste, dont on doit souhaiter qu'il appartienne à une formation démocratique, peut l'emporter à la présidentielle".

Pour Stéphane Rozès, directeur de CSA-Opinions, interrogé par Le Monde, le discours et les propositions économiques libérales de Nicolas Sarkozy "s'inscrivent dans la perspective d'une éventuelle primaire à droite".

"Si le sarkozysme est un néolibéralisme qui, à partir du volontarisme politique, vise, sous la pression de la mondialisation, à dégager des marges de manoeuvre en redéfinissant les rapports sociaux, le villepinisme esquisse un néorépublicanisme visant à moderniser notre système pour le préserver", jugeait-il.

"2007 est loin mais déjà se profilent les lignes de fracture idéologique de 1995", ajoutait Stéphane Rozès.

Source : Aol France

Elections iraniennes : recul du progrès

Quelle que soit l'issue du scrutin, autant voir les choses en face : c'était le Guide Suprême, Khaminei, qui tirait les ficelles, lui qui par l'intermédiaire de son Conseil des Gardiens, a fait invalider des milliers de candidatures des membres réformateurs lors des législatives, qui avaient par ailleurs décidés de boycotter le scrutin. Khatami, Président réformateur sortant, n'avait rien pu faire et avait été bloqué par les conservateurs. Sachant que plus de 70 % de la population est jeune en Iran et favorable à un changement de régime, on imagine aisément que cette élection n'était qu'une farce démocratique. Les conditions même d'une élection démocratique n'ont pas été respectés puisque certains ont dénoncé un bourrage des urnes. Enfin bon, nous verrons ce qu'il adviendra pour l'Iran de demain, mais il ne se tournera certainement pas vers la modernité.

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TEHERAN (Reuters) - A peine élu au second tour, le futur président iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé à ses compatriotes un appel la réconciliation nationale et promis de bâtir un Etat islamique "exemplaire et puissant".

"C'est un jour où nous devons oublier toutes nos dissensions et les transformer en liens d'amitié", a-t-il dit à la radio nationale, qui diffusait ses premières déclarations depuis l'annonce de sa victoire à l'élection de la veille.

"Nous formons une seule Nation et une seule grande famille. Nous devons nous aider les uns les autres afin de bâtir une grande société", a ajouté cet ultraconservateur, qui a battu à plate couture l'ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsanjani, un vieux routier de la République islamique présenté comme un "conservateur pragmatique".

L'ancien responsable des "Bassidji" (milice islamique créée pendant la guerre Iran-Irak de 1980-89) a ajouté: "Notre principal objectif aujourd'hui est d'édifier une Nation islamique exemplaire, avancée et puissante".

Ahmadinejad n'a pas exposé dans le détail la politique qu'il entend suivre, se contentant de réclamer une "clarification" de la politique en matière de pétrole, dont l'Iran est le quatrième producteur mondial.

"Le plus gros capital dont dispose aujourd'hui l'Iran est son secteur pétrolier et ses réserves. Le climat entourant nos contrats, la production et les exportations n'est pas clair. Il faudra le clarifier", a-t-il dit sans autre précision.

Il a ajouté que l'une des priorités de son gouvernement, qui prendra ses fonctions en août, sera de "rectifier le secteur bancaire" et de "résoudre les problèmes immédiats de la jeunesse".

"Je suis très fier d'avoir été élu par le peuple iranien. Mais je suis par-dessus fier de pouvoir travailler pour l'Iran, aujourd'hui à la tête de la mairie de Téhéran, demain comme président du pays.

"Je ressens tout le poids des responsabilités qui pèsent sur mes épaules", a-t-il ajouté dans son allocution enregistrée diffusée à la radio. Source : Aol Monde

Révolution industrielle

Ah non mais je vous jure, ça finit par être LA-SSANT. Des types qui n'y connaissent rien à rien, et qui viennent la ramener avec leurs préjugés anti-libéraux à deux balles : " ouais les gens à l'époque de la Révolution Industrielle, ils étaient malheureux " alors que cette époque là ils ne l'ont pas connu et ils ne sont pas les mieux placés pour en parler. Dans l'esprit des gens, la Révolution Industrielle ce fut Germinal, alors qu'ils font totalement l'impasse sur tous les progrès économiques et sociaux qui ont eu cours durant cette période.

Il faut tout de même rappeler que si les individus à l'époque sont sortis de la misère, de la famine et surtout ont pu être vaccinés contre les maladies, c'est grâce aux libéraux, on ne le dira jamais assez. Louis Pasteur, le vaccin contre le rage, ça ne vous dit rien ? Et pourtant, c'est à cette époque. Et le chemin de fer, et l'électricité, et le cinéma, et les grandes traversées ( paquebots ) mais surtout, la découverte du corps humain ( les réactionnaires ne voulaient pas, s'appuyant sur l'Eglise, qu'on l'étudie ) les progrès de l'hygiène, etc... Il faut rappeler qu'au cours de cette période ( XIXème siècle ) l'espérance de vie a augmenté de 10 ans, ce qui ne s'était jamais vu auparavant. Et la mortalité infantile a considérablement chuté. Les progrès de la médecine, des nouvelles technologies de l'époque, n'ont pas été menés à cause de l'Etat mais malgré lui, comme les différentes législations concernant le travail des enfants, la journée de dix heures, etc... Autre exemple : les ouvriers consommaient des produits de luxe comme le sucre et le thé. On a même trouvé, au cours de la première guerre mondiale ( c'est plus loin ) des rasoirs mécaniques dans les tranchées anglaises !



Mais surtout le plus fort, et c'est David Friedman l'a très bien analysé dans son livre iVers une société sans Etat/i, que je conseille à tous mes lecteurs, c'est le fait qu'un groupe d'individus, des étatistes, vous répètent à l'envi que les conditions des gens au cours du XIXème siècle étaient inhumaines. Mais ils s'identifient par rapport à ce qu'ils connaissent aujourd'hui. C'est facile, je peux très bien dire que par rapport à l'Ancien Régime, nous avons aujourd'hui la démocratie, une Constitution, abolition des privilèges féodaux, etc... Et à quoi ça rime ? Je ne vous le fais pas dire : à rien. Tout comme les critiques des socialistes-étatistes à l'encontre d'une société libre. Si aujourd'hui nous bénéficions de très bonnes conditions de vie et de santé, c'est grâce à tout ce qui a été entrepris à cette époque ( XIXème siècle ) et qui nous a permis de devenir plus riches. Pourquoi croyez-vous donc que depuis que Ronald Reagan a entrepris de nombreuses déréglementations dans différents secteurs, les pauvres et salariés américains gagnent beaucoup plus aujourd'hui qu'ils ne gagnaient à l'époque du New Deal de Roosevelt ? Cela a été prouvé partout : plus vous dérèglementez une société, plus vous libéralisez une société, plus vous permettez à tout le monde de progresser, en même temps, que vous soyez riches à la base ou pauvre.

Dures journées

Une chaleur a crever. Heureusement, j'ai des climatiseurs. Ca doit être pareil partout. Invivable. Malheureusement, pas de possibilité d'en profiter : je vis dans un appartement. Hé oui, bien que libéral, je ne suis pas Bill Gates, loin de là. Quant à la mer, c'est peine perdue : elle est trois cents kilomètres plus loin. Vous l'aurez compris : je vis à Grenoble, l'une des seules villes où vous vous changez en glace l'hiver et où vous risquez de finir carbonisé l'été.

Honolulu et ses plages de sable fin me manquent. Il ne faisait jamais trop chaud, on pouvait tout faire, du tennis, du golf, se baigner, marcher. Faire un tennis à Grenoble par cette chaleur, c'est la meilleure manière de se retrouver à l'hôpital ! Obligé de rester chez moi, à jouer à ma PlayStation 2, à faire du Net ou encore à bouquiner. Autant l'avouer, dans ma vie, il ne se passe rien. On me dit parfois de sortir dans la famille, mais pour aller où ? Les boîtes de nuit ? Trop bruyantes. La dernière fois que j'ai tenté le coup en Espagne, je n'avais pas descendu la moitié de l'escalier que j'étais déjà totalement abruti. Faire un tour en voiture ? Ah, ça, pourquoi pas. Mais encore faudrait-il que j'ai le permis. On me dira alors d'y aller avec d'autres jeunes. Non, honnêtement c'est impossible, c'est un peu comme si vous me demandiez de me marier là. Je suis un solitaire, radicalement individualiste. Quand je veux aller quelque part, je le fais seul, parce que je peux le faire seul.

Au vu de toutes les catastrophes qui me tombent dessus en ce moment ( problèmes familiaux ) par moments je n'ai qu'une envie : prendre un avion et foutre le camp aux USA, et traverser tout le pays d'Est en Ouest, au volant d'un 4X4, avant de partir direction le Mexique et de descendre jusqu'en Argentine. Imaginez-vous libres de pouvoir faire tout ce que vous voulez, de réaliser vos rêves les plus fous... Du jour au lendemain, vous pouvez tout avoir. Il suffit juste de demander. Pour l'instant hélas, je n'en suis pas là. Il est évident que j'adore voyager, et j'y passerais ma vie si j'en avais les moyens. Je n'aime pas ce pays, je souffre en son sein. Il me faut voir d'autres horizons, d'autres espaces... Plus c'est loin, plus ça m'excite. Le Japon, l'Australie, le Brésil... C'est pas la porte à côté, mais c'est bien pour ça que j'ai envie d'y aller. Plus tard, sans doute. En attendant, je suis toujours ici, pour quelques années encore... Vivement demain !

Les soldes : bientôt toute l'année ?

Il fut un temps où les soldes n'avaient lieu que deux fois par an, en janvier et en août pendant une durée de quelques semaines. Seulement voilà, et c'est la logique libérale qui prend le relais ( finalement, tant mieux ) depuis plusieurs années, les choses sont en train de changer. Prenez les 3 J par exemple, aux Galeries Lafayette. A l'origine, elles ne duraient que trois jours, aujourd'hui beaucoup plus. Aujourd'hui, on ne cesse de faire de plus en plus de rabais au cours de l'année, même si je le reconnais, on ne va pas assez loin ( par rapport aux USA, il n'y a pas de comparaison ). Cependant, je suis confiant, cela viendra. Sarkozy projetait déjà de réformer la loi Galland. Il est fort probable que lorsque l'immobiliste Chirac sera dégagé de l'Elysée, on supprimera toutes les réglementations concernant ce secteur ( cela prendra du temps, mais je suis confiant ) et les prix seront tirés vers le bas, comme c'est le cas aux USA, ce qui dopera l'emploi. Sarkozy avait d'ailleurs dit dans son livre Libre qu'on pouvait gagner énormément à faire réduire les prix, et surtout baisser la TVA. On verra ce qu'il fera une fois au pouvoir. Des soldes étendues tout l'année, à des prix cassés, dans tous les secteurs ( alimentaire, mode, essence, mobiler, voiture etc...), ne serais-ce pas une politique qui défendrait enfin les intérêts des consommateurs ?

Chirac et ses contradictions

Jacques Chirac ne trouve pas normal que l'Union Européenne continue d'envoyer des subventions à l'Angleterre, alors que son économie est la plus dynamique et performante de toute l'Union Européenne. Tony Blair a alors ajouté, en conférence de presse, qu'il ne comprenait pas pourquoi l'Union Européenne continuerait de financer la PAC, c'est à dire de donner des milliards à seulement une infime minorité de la population, surtout française. Ce qui ressort, c'est que Chirac a dit qu'il ne voulait pas entendre parler de réforme de la PAC.

Seulement voilà, Chirac, en refusant de réformer la PAC, continue d'affamer le Tiers-monde. En effet, l'un des effets pervers de la PAC est de fermer le marché agricole européen aux pays en voie de développement qui eux, demandent une libéralisation et une vraie concurrence équitable dans ce secteur, comme dans bien d'autres. En agissant de la sorte, Chirac se moque totalement des pauvres agriculteurs africains qui peinent à survivre. Cela nous éclaire aussi sur les altermondialistes et ceux qui sont menés par José Bové, qui lui aussi tient à ses subventions ! Quelle meilleure preuve, finalement, que le protectionnisme ( la PAC ) est bien plus malsain que le libéralisme ( ouverture du marché ) qui lui, permet à tout le monde de progresser.

Pauvres aux USA : infos supplémentaires

Je vais vous apprendre une bonne nouvelle ( enfin bonne, certainement pas pour les énarques qui nous gouvernent ) à propos des pauvres vivant dans l'enfer libéral ( les USA, enfin c'est comme ça que les gauchistes les surnomment non ? ). Certes, les USA ne sont pas encore devenus libertariens, ils sont plus libéraux que nous c'est tout...

Mais voilà, aux USA, 19 des 25 plus grandes sociétés sont nées après 1960 ( en France, aucune ) autrement dit, des entreprises naissent et généralement elles sont plus nombreuses que celles qui meurent. Ca innove, cela créé de partout, y'a un réel dynamisme.

Et surtout, parmi les riches, il y en a 10 % qui viennent - devinez d'où ? - de milieux défavorisés ! La plupart des pauvres en effet ne le restent jamais très longtemps, soit ils gagnent la classe moyenne, soit ils se retrouvent en haut de l'échelle sociale. C'est le bon côté du travail en Amérique, et c'est ce qui explique pourquoi les américains sont beaucoup plus riches que nous : parce que tout le monde, dès la naissance, croit qu'il peut devenir Bill Gates ou Président des USA. Donc tout le monde s'accroche dur comme fer. Et la plupart réussissent. Selon un sondage, un américain sur cinq considère qu'il finira millionnaire à la fin de sa vie. Et pour plus de 80 % des américains, en travaillant dur, un pauvre pourra finir riche, voire très riche.

J'ai oublié de parler de ce que j'avais lu dans un Herald Tribune : avant 1979, il y avait " seulement " trois catégories sociales différentes qui progressaient et qui augmentaient leur situation sociale.

Depuis 1979 jusqu'à aujourd'hui ( et vous savez qui a été élu dans ces années là, hmmm ? Un certain acteur de série B, Ronald Reagan ! ) tous les salaires, pauvres, riches, classes moyennes, ont progressé de manière considérable. Cela est expliquée par les fortes réductions d'impôts et de charges qui pénalisaient surtout les plus pauvres, et aussi par la création d'emplois et d'entreprises ( 18 millions d'emplois créés en 8 ans ! ) qui ont permis à des américains de devenir riches, voir très riches ( il y a entre 3 et 5 millions d'américains qui gagnent plus d'un million de dollars par an, et je parle en liquide, je ne parle pas du patrimoine immobilier, où ils sont encore plus nombrueux )

Tout le monde a progressé, presque 10 % pour les lower classes, plus de 20 % pour les classes moyennes et évidemment 137 % de hausse de revenus pour les nouveaux riches émergents. Aujourd'hui, ce ne sont plus trois catégories sociales qui progressent depuis 1979, mais cinq. Ce qui montre la réussite du libéralisme économique et donc, des mesures de Reagan.

La situation des pauvres aux Etats-Unis - Par Vincent Bernard

Une comparaison entre la situation des pauvres en France et celle des Etats-Unis. Vous trouverez cet article à l'adresse suivante : http://www.u-blog.net/liberte/note/57554

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So…, qu'en est il du sort des plus pauvres, aux Usa et en France ? Les USA sont ils pour les pauvres l'enfer décrit par nos médias ? Le traitement "social" de la pauvreté affiché chez nous obtient il de meilleurs résultats ?

Pauvreté statistique dans tous les sens du terme.

On entend souvent dire sur nos ondes que "dans tel pays, tel pourcentage de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté". En France, ce pourcentage est officiellement de 11.2 % et aux USA, de 12.1% (chiffres Insee et Census 2002). Ces chiffres ont deux gros inconvénients:

- ils sont calculés selon des méthodes différentes - Et surtout ils ne veulent pas dire grand chose.

En France comme dans toute l'Europe, le taux de pauvreté est défini par rapport à un certain pourcentage du revenu médian des individus ou des ménages selon leur composition. Ainsi, le seuil de pauvreté Français est défini pour une personne seule comme 50% du revenu individuel médian, soit 602 Euros en 2001. Pour un ménage de plusieurs personnes, on ne va pas simplement multiplier ce seuil par le nombre de membres du ménage, pour tenir compte des économies d'échelle réalisées lorsque l'on vit à plusieurs: un couple partage la même chambre, la même salle de bains, la même cuisine, le même équipement ménager, et les enfants supplémentaires en partagent une partie. Aussi l'Insee utilise la notion "d'unité de consommation", égal à 0.5 pour la seconde personne adulte composant le foyer, et 0.3 pour chaque enfant de moins de 14 ans. Ce choix risque de faire grincer des dents à quiconque élève des enfants ou des préadolescents. Considérer que les besoins de consommation d'un enfant ne sont égaux qu'à 60% de ceux du deuxième adulte du ménage ne paraît conforme à l'expérience vécue par bien des parents, mais passons. Toujours est il que pour un couple avec deux enfants, pour déterminer le seuil de pauvreté, il faudra multiplier le seuil individuel (602Euros/mois) par un coefficient égal à (1+0.5+2*0.3)=2.1, soit 1264 Euros par mois (8291 francs) après impôts, ou encore: 15168 Euros/an.

La méthode consistant a fixer le seuil de pauvreté à partir de 50% du revenu médian est d'une consternante stupidité, et bien que des dizaines d'auteurs aient souligné son ineptie, je m'étonne qu'on l'utilise encore.

En effet, avec une telle définition, un pays comme le Bengladesh ou le Mozambique, où 70% de la population vit avec un revenu de misère mais où sans doute très peu de personnes vivent avec moins de "la moitié du revenu médian", parce que le revenu "médian" s'apparente déjà au revenu "minimum", comporterait moins de pauvres que tout pays d'Europe, où il existe une classe moyenne significative. Vous avez dit "idiotie" ?

Cette définition est donc inadaptée aux pays émergents. Elle ne l'est pas plus aux pays développés. Imaginons un pays qui partirait d'un spectre de revenus relativement linéaire (cas de la France, voir note précédente), et qui, en quelques années, grâce à une politique idoine, verrait le revenu de sa classe moyenne croître en flèche, et le revenu de ses pauvres rester constant (en pouvoir d'achat) selon les deux courbes ci dessous:

Dans une telle situation, alors qu'aucun ménage ne verrait son pouvoir d'achat se réduire, le taux de pauvreté augmenterait significativement, suite à l'augmentation du revenu médian, donc du seuil de pauvreté. Vous avez dit "Shadock " ?

C'est pourtant ce type de définition ubuesque qui est retenue par de nombreuses publications pour affirmer que "la pauvreté augmente dans les pays de l'est de puis la fin du communisme", ou qu'il y a "40 millions de pauvres aux USA", voire 60 millions, pourquoi se gêner. Pour les premiers, cette augmentation du seuil est due à l'éclosion d'une classe moyenne, pour les seconds, nous verrons plus loin ce qu'il faut penser de cette affirmation.

Les USA et le Canada ont choisi une autre méthode a priori moins imbécile pour déterminer le seuil de pauvreté réel de leurs habitants, mais néanmoins très imparfaite. Ils déterminent le coût moyen d'un "panier de consommation minimal" en dessous duquel une famille est supposée se situer en dessous du seuil de pauvreté. Pour un couple avec deux enfants, le seuil est fixé à 18556 US $ par an. Rapprochons le du chiffre Français réajusté en $US-PPA: 15168*1.1=16684 US $.

Le seuil de pauvreté statistique retenu par les politiques est donc 11% plus élevé aux USA. Je pourrais gloser à l'infini sur cet écart, mais inutile: même si à la base, le chiffre US est moins idiot que le nôtre, il est pratiquement aussi dépourvu de signification car:

- Comme le chiffre Français, il ne tient pas compte de l'Aléa géographique: or 15168 Euros ne représentent pas la même chose à Paris ou à Poitiers (86), et 18856 dollars ne donnent pas le même pouvoir d'achat à New York et à Albuquerque.

- Il ne tient pas compte du capital accumulé ou hérité par les pauvres lors de leurs bonnes années, ni des éventuelles dettes.

- Il ne tient pas compte de tous les transferts sociaux, notamment le revenu pris en compte n'inclut pas l'EITC.

- Le "panier type" est défini bureaucratiquement et prend en compte avec retard les évolutions de consommation vers des nouveaux produits moins chers que les anciens.

En fait, lorsqu'on étudie de près le niveau de vie réel des pauvres statistiques, tant en France qu'aux USA, on constate que l'indice statistique prend en compte aussi bien des ménages "modestes" que des ménages réellement dans le besoin, voire "en détresse". Le tout est de savoir quelle est vraiment la proportion de personnes "en détresse" parmi les "pauvres statistiques".

Quel est le niveau de vie réel des pauvres aux USA et en France ?

Tout d'abord, il est à noter que les statistiques françaises sur le niveau de vie des pauvres sont rares (je suppose que certaines sont payantes, puisque certains auteurs les citent) alors qu'il est assez facile de trouver des études de ce type aux USA. L'Heritage Foundation (think tank conservateur) a compilé l'essentiel des données issues du dernier American census et Americain Housing Survey pour 2002.

Première surprise, le logement: 46% des ménages pauvres américains possèdent leur logement (la statistique ne dit pas quelle est la proportion de possession intégrale et celle "en cours de crédit") en 2002 (contre 68% pour l'ensemble des ménages américains). En France, 28% des ménages pauvres possèdent intégralement leur logement et 7% sont en train de le payer, soit un total de 35% (ensemble des ménages: 57%). Paradoxe: Alors que le chiffre américain est en progression constante depuis le début ddes années 80, le chiffre français se dégrade puisque le taux de pauvres propriétaires de leur logement était de 46% en 1987 (35 full/11 en cours de paiement), soit le taux américain actuel. Très clairement, dans les deux pays, toutes les pauvretés "ne se valent pas", avec un chiffre Brut en léger avantage pour les USA.

Les critères de surpeuplement des logements sont apparemment différents des deux côtés de l'atlantique. En fait, en prenant pour critère de base le nombre de pièces de vie par habitant, on constate que les nombre de pièces retenus pour définir un surpeuplement "modéré" ou "grave" sont les mêmes dans la plupart des cas courants, le critère Français est plus draconien d'une pièce pour les familles monoparentales, le critère américain est plus sévère d'une pièce pour pour les familles comportant deux enfants ou plus de moins de 7 ans. Les chiffres sont donc tout à fait comparables. Il apparaît que selon ce critère, 20% des logements de familles pauvres sont surpeuplés en France (15% modérément, 5% sévèrement), contre 5.7% aux USA (4.4/1.3). Là encore, le chiffre Français n'est pas ridicule, loin de là, mais la situation outre atlantique est meilleure.

Les logements des pauvres américains sont ils des taudis infects ? Eh bien non: plus des deux tiers ont l'air conditionné (inutile de rappeler qu'en France, l'absence de cet équipement a été à l'origine d'une hécatombe lors de la canicule de 2003), le nombre de logements de pauvres pour lesquels on note soit le manque d'eau courante, soit l'obligation de partager les sanitaires avec un autre logement, est de 2% (France: 7% des ménages pauvres, 2.5% de tous les ménages, forte amélioration depuis 1988, source pdf), le pourcentage de logements de pauvres ayant d'autre "graves problèmes" (chauffage, fissures graves,…) est de 2% (chiffre français non trouvé), le pourcentage de logements de familles pauvres ayant des problèmes "légers" (vétusté légère, humidité) est de 9% (France: non trouvé).

Le taux d'équipement automobile, ménager et Audiovisuel des ménages pauvres américains est, en gros supérieur ou égal selon les catégories d'appareils à ce qu'ils étaient pour les familles moyennes en 1970 (cf. cette compilation de sources officielles réalisées par l'Heritage Foundation):

( voir le lien )

Les statistiques concernant la pauvreté enfantine, la santé, la nutrition démentent là encore les affirmation les plus catastrophistes sur l'état des USA. ; Notamment, la faim chez les enfants pauvres s'est considérablement réduite depuis 1996, date de transformation de l'ADFC (welfare) en TANF (workfare). Le premier problème des enfants pauvres américains est l'obésité, pas la malnutrition. L'un dans l'autre...

Le coup de grâce nous est asséné par la comparaison des tailles moyennes des logements des deux côtés de l'atlantique:

nations

m2 par personne

USA, tous ménages

67

USA, ménages pauvres

40

Europe, moyenne tous ménages

37

France, tous ménages

35

Danemark, tous ménages

52

Pays bas, tous ménages

41

Allemagne, tous ménages

39

Royaume uni, tous ménages

35

Suède, tous ménages

43

Un ménage pauvre américain dispose en moyenne d'autant d'espace, voire un peu plus, qu'un ménage moyen Français, allemand, anglais, suédois, néerlandais. Seul les ménages danois moyens sont mieux lotis, et restent très en retrait de la surface disponible pour les ménages américains moyens.

Comment expliquer une telle opulence ? une grande partie de la réponse nous est donnée par les études sur la dynamique de la pauvreté aux USA, régulièrement effectuées par le Census Bureau (source pdf). La dernière remonte à la période 1996-1999. On y apprend entre autres que en prenant pour base les revenus mensuels,

- 51% des ménages restent pauvres moins de 4 mois - 19% de 5 à 8 mois - 9% de 8 mois à un an,

Soit 80% de ménages qui restent pauvres moins de 1 an lorsque survient un épisode de pauvreté. Ce chiffre doit être tempéré par le fait que certains peuvent connaître des épisodes de pauvretés répétitifs entrecoupés de brèves sorties de la pauvreté.

Mais l'étude montre que sur 100 familles pauvres en 96, 50 ne le sont plus en 99.

En fait, la pauvreté concerne surtout les nouveaux entrants sur le marché du travail, jeunes et immigrants récents, dont nous avons vu en note précédente qu'ils étaient fort nombreux, ainsi que des personnes qui subissent des accidents de parcours. La progression salariale est très régulière aux USA. Une étude de la progression des revenus du trésor US de 79 à 88 (désolé, rien de plus récent) a montré que 86% des personnes qui se situaient dans le quintile inférieur en 79 avaient atteint un quintile plus élevé en 88. L'OCDE, pour la période 88-93, dans son étude sur la distribution des revenus dans divers pays de 1996, montre que sur 100 familles dans le quintile inférieur en 1988:

- 25 y étaient resté en 1993 - 33 figuraient dans le deuxième quintile (P20-40) - 42 figuraient dans un des trois quintiles supérieurs (P40-100)

En 1995, 59% des salariés au minimum fédéral (2 Millions de salariés, soit moins de 1.7% de la population active…) avaient moins de 24 ans. En 1997, le travailleur US de la tranche d'âge 45-54 ans touchait en moyenne 50% de plus que le travailleur de 25 à 34 ans, alors que la différence n'était que de 20% en 1979. La progression tient à la mutation tertiaire de l'économie, le secteur tertiaire assurant traditionnellement des progressions de carrière supérieure à celles de l'industrie.

Cela remet d'ailleurs légèrement en cause l'affirmation comme quoi les USA seraient un pays à la distribution de revenus très inégalitaire (cf. note précédente). En effet, c'est vrai à un instant T, mais si on considère le déroulement des revenus des ménages sur une vie, et si on considère que la plus grande partie des ménages "commencera en bas" et finira en haut, alors l'inégalité des ménages devant les revenus apparaît beaucoup moins grande.

Pauvreté Chronique et Homelessness.

L'étude dynamique du census Bureau montre que la pauvreté constante sur la période 96-99 concerne 2% des ménages pauvres. Au total, 9% des ménages pauvres sur la période l'ont été plus de deux ans, soit 1.08% des ménages totaux. Au delà de ces statistiques, 30% des ménages pauvres affirment avoir eu des problèmes pour faire face à leurs dépenses essentielles (loyer, factures, crédits) en 2002. 30% de 12% font 3.6%. La moitié de ces ménages ont connu ce problème de façon chronique, ce qui nous amène à 1.8%.

Il apparaît donc que la plupart des ménages pauvres aux USA bénéficient d'un standard de vie qui est bien celui d'un pays riche, et doivent être qualifiés de "modestes" plutôt que de pauvres, que la plupart sont destinés à ne pas rester longtemps pauvres, mais que environ 20% de ces "statistiquement pauvres", soit 2% des ménages, sont dans un état de pauvreté chronique et connaissent parfois ou souvent un état de détresse financière. 2% de "pauvres réels", c'est aussi le chiffre auquel était parvenu une étude de l'université du Texas en 1989; contre 13% en 1964 et 31% en 1949 ! La encore, les progrès de l'économie américaine ont été foudroyants, mais il semblerait que l'on arrive à une sorte de palier difficilement compressible à 2%, soit environ 6 millions de personnes.

Parmi ces personnes, on compte un certain nombre de sans logis. Il faut noter que bien que ces sans logis soient très difficiles à recenser, les USA mettent en œuvre tous les 10 ans environ des grands recensements de leurs SDF, les derniers ayant eu lieu en 1987 et 1996. Sur une semaine type, en 1996, le nombre de SDF a varié de 444.000 à 842.000. Sur un jour, le nombre de SDF recensés variait en 96 de 267.000 à 462.000, soit entre 0.1 et 0.2% de la population à un instant T donné.

L'Urban institute, plutôt aligné à gauche, sur la base des chiffres hebdomadaires, estime que sur une année, ce sont 2.3 à 3.5 Millions de personnes qui seront concernés par la perte de leur domicile sur une plus ou moins longue période (0.8 à 1.3% de la population américaine). Ce chiffre me paraît exagéré compte tenu de la base de calcul retenue, la moyenne hebdomadaire du nombre de sans domicile. En effet, un autre résultat de l'enquête 96 montre que environ 30% des sans logis le sont pendant moins de 3 mois et 30 autres pour cent le sont plus de deux ans. Il est rassurant de constater que l'essentiel des sans logis est composé de personnes seules (i.e. en cas de problème, les gens trouvent d'autres solutions pour leurs enfants), et que le taux de sans logis de "courte durée" est plus important pour les familles que pour les individuels. Selon une conférence des maires de grandes villes, la durée moyenne dans l'état de sans domicile est de 5 mois. (hélas, je n'ai pas trouvé la durée médiane).

En appliquant donc ces résultats aux chiffres les plus élevés journaliers (et non hebdomadaires, qui comptent des personnes qui ne sont pas sans logis sur l'ensemble de la durée de référence…), on arrive à une estimation haute de 1.400.000 personnes concernées par l'état de SDF dans une année, chiffre issu de calculs personnels et donc certainement approximatif . Ces chiffres sont élevés dans l'absolu, mais ils ne représentent que 0.5% de la population américaine, à rapprocher du chiffre parfaitement officiel de 0.3% de familles expulsées pour non paiement de loyer ou de crédit, auquel il faut rajouter des adolescents fugueurs et des mères fuyant la violence conjugale, qui constituent l'essentiel des motifs qui conduisent à perdre son domicile.

Il faut noter que 66% des SDF ne dorment pas dans la rue mais sont pris en charge par un des multiples programmes publics ou caritatifs existant aux USA: abris, bons de logement d'urgence (vouchers), programmes de logement transitoire, dont la capacité d'accueil a été triplée entre 87 et 96. En revanche, 30% des SDF dorment dans la rue ou dans d'autres endroits "inadaptés au sommeil".

Bien que faibles rapportés à la population, ces chiffres ne sauraient être considérés comme satisfaisants dans un pays aussi riche. Mais la France fait elle mieux ?

Les SDF en France

En l'absence de statistiques INSEE accessible, c'est la fondation abbé pierre qui me fournit mes chiffres sur la "mal-logeance" en France (pdf):

86.000 SDF (sont ils tous sans abri ? NSP), 41.000 personnes en "habitat de fortune", (soit 127.000 personnes, soit 0.2% de la population), plus 500.000 personnes en habitat provisoire (meublés, hôtels, etc…, soit 0.8%). Malheureusement, on ne sait si ces chiffres représentent un "instantané" de la situation à un instant T ou un cumul sur une certaine période de référence. Et on ne sait pas grand chose de leur mode de calcul. La fondation Abbé Pierre signale toutefois une augmentation récente des demandes de prise en charge, de même que les restaurants du cœur. La tendance actuelle serait donc mauvaise.

Les chiffres Français et US sont visiblement calculés trop différemment pour être comparables finement. Toutefois, si on compare les pourcentages invoqués, on constate, en étant "gentil", que les performances de la France et de USA sont parfaitement comparables. La France, malgré la prétention d'universalité de son "modèle" (ahem !) social, ne fait visiblement pas mieux que les USA dans ce domaine, malgré des dépenses sociales publiques supérieures.

Pauvres et modestes en France:

En l'absence de statistiques INSEE fines accessibles gratuitement sur les modes de vie des plus pauvres en France, je me vois contraint de me référer aux écrits de deux auteurs, Jacques Marseille et Christian Julienne, qui citent l'Insee (je suppose qu'il s'agit de sources payantes accessibles dans toute bonne biblio universitaire).

Comme aux USA, le niveau de vie moyen des pauvres a augmenté du fait que le rapport prix/revenus moyens des principaux produits de consommation (alimentation, automobile, équipement ménager, etc…) s'est effondré entre 1973 et 2002. Comme aux USA, il faut diviser la pauvreté statistique entre "ménages modestes", qui ont une bonne probabilité de sortir de cet état, et ménages réellement pauvres qui ont des difficultés à quitter la pauvreté et à faire face aux dépenses essentielles. Mais en l'absence d'études fines accessible gratuitement, il semble difficile de déterminer où se place la barrière entre les uns et les autres. Toutefois, l'économiste C. Julienne estime, à partir de la persistance dans le RMI, ou des données sur le chômage de longue durée, bien plus élevé en France qu'aux USA (69% de chômeurs de plus de 6 mois contre 17%), on l'a vu en note précédente, que le noyau dur de la pauvreté chronique en France concerne 4 à 5% de personnes, à rapprocher de 2 % aux USA. Une fois de plus, le chiffre Français n'a rien de catastrophique, mais il est plus mauvais que le chiffre américain, aux réserves sur le manque de statistiques officielles près.

Que retenir de cette note et de la précédente ?

- Les taux officiels de pauvreté de la plupart des pays industrialisés ne veulent rien dire et ne font pas la part des choses entre "ménages très modestes" et ménages "vraiment pauvres". Ils ne tiennent pas compte de l'évolution du revenu des ménages sur une vie et surestiment la pauvreté réelle. - Les USA, présentés (caricaturés devrais-je dire) comme un enfer ultra libéral par notre presse et notre classe politique, font mieux que nous en matière de niveau de vie des moins favorisés, même s'ils n'ont pas trouvé le modèle idéal, loin s'en faut. Nous verrons dans le futur que certaines de leurs difficultés, notamment en matière de logement des très pauvres ou de santé, ne sont peut être pas dues à un excès de libéralisme mais à des insuffisances en ce domaine. - En contrepartie, les USA font considérablement mieux que nous (et que la plupart des pays d'Europe) en matière de niveau de vie des non-pauvres.

Plus généralement, alors que les USA sont en train d'absorber presque "naturellement" la dépression qui a suivi le dégonflement de la bulle boursière et l'effet 9/11, retrouvant des rythmes de croissance supérieurs à 4% l'an, la France arrive en fin de cycle, à bout de souffle, et les possibilités de son "modèle social", qui jusqu'à il y a peu offrait des performances certes loin d'être optimales, mais tout de même présentables, sont en train de s'écrouler: les inscriptions au RMI explosent, le chômage repart à la hausse, les déficits publics et la dette nationale semblent hors de tout contrôle, de nombreuses dettes cachées et non provisionnées de l'état obèrent gravement son avenir, les zones de non droit se multiplient, les jeunes diplômés vont chercher massivement leur bonheur ailleurs, les vieux diplômés touchés par le chômage acceptent de guerre lasse des boulots sous qualifiés, la corruption reste endémique même si la presse se montre curieusement discrète à ce sujet (oil for food scandal ? vous avez dit scandale ?), etc., etc; etc… Les signes d'une dérive à l'anglaise d'avant 1979 ou à l'Espagnole version Gonzalez se multiplient, et nos gouvernants se mettent la tête dans le sable et se cantonnent à des réformettes que nos syndicats paléolithiques mettent un point d'honneur à ralentir ou à bloquer.

Même s'il n'est pas question de dire qu'il faut adopter en tout point le modèle américain, (nous pouvons et nous devons faire mieux !) celui ci devrait nous inciter à remettre en question un certain nombre de nos dogmes sociaux, sans tabous, et à considérer que pour favoriser les plus pauvres, il faut développer nos capacités à créer des richesses, pas les brider. Nous verrons dans les notes suivantes comment améliorer notre efficacité économique et sociale, sans laisser les moins chanceux de côté, à partir de solutions libérales.

2012

Paru dans Le Monde du 6 mai 2012

Un champ de ruines, un gâchis politique et humain : voici l'enseignement que nous devons tirer de l'élection présidentielle de 2012. Nous avons rencontré Etienne, un jeune cadre militant à l'association libérale de Liberté Chérie et qui est par ailleurs encarté à l'UMP ( les noms ont bien sûr été modifiés ). Son jugement est sans appel : " Les politiques savaient. Les français nous ont donné des avertissements. Le gouvernement les a ignorés (...). J'ai honte d'être français. J'ai honte pour l'image de la France dans le monde. Tout ça, c'est le résultat de plusieurs décennies d'immobilisme, de laxisme budgétaire. Nous en payons le prix. " Ces millions de français qui ont décidé de soutenir le Front National, ont-ils été réellement irresponsables ? Ou serais-ce leurs élites qui les auraient poussées à l'acte ? Raymond, jeune ouvrier de 35 ans, a voté pour Jean-Marie Le Pen " parce que j'en ai ras le bol. Ras le bol de ces politiques de droite et de gauche qui me prennent pour un con, qui ne veulent rien changer, qui mènent toujours la même politique. Par leur faute, je ne trouve pas de travail. J'avais déjà voté NON au référendum européen qui s'était déroulé en 2005. Pour la première fois de ma vie, au cours de cette élection présidentielle, j'ai décidé de voter Front National ". Les sondeurs avaient pourtant prédit plusieurs mois une poussée du vote nationaliste. Mais personne n'avait imaginé que l'extrême droite remporterait autant de suffrages. Le score du 6 mai est sans appel, la gauche, comme la droite, ont perdu. Le seul vrai gagnant, c'est Jean-Marie Le Pen, vieil septuagénaire usé jusqu'à la corde, qui a réussi à se faire élire Président de la République française, malgré Nicolas Sarkozy, qui n'a pas réussi à canaliser le ras le bol de droite, en raison de son échec avec les sans papiers lorsqu'il était au gouvernement.

Que se passera-il maintenant ? Les syndicats ont annoncé qu'ils allaient mener une action préventive contre ce gouvernement qu'ils qualifient de fasciste. La communauté internationale a condamné très sévèrement la France. Jean Marie Le Pen a déjà nommé Bruno Gollnish comme 1er ministre hier. Il est probable que sa politique s'inscrive dans une tendance ultraconservatrice, remettant en cause le droit à l'avortement, le divorce... ainsi que la procréation médicale assistée. Les frontistes comptent bien mener les réformes libérales tant rejetées par la gauche comme par la droite, au cours de la législature de Jean Marie Le Pen. Si l'on avait pris le temps, auparavant, de mener une véritable réforme de l'Etat, jamais telle situation ne se serait produite. A présent, il nous reste plus qu'à réhabiliter - et ce sera long - l'image du politique et de reconstruire une véritable opposition à la politique qui sera menée pour les cinq prochaines années, et qui s'inscrit en adéquation parfaite avec les valeurs des républicains américains.

La Révolution !

Depuis plus de 30 ans, le peuple conduit désespérement des majorités de droite et de gauche pour que cela change, alors qu'en réalité, rien ne change. La gauche avait perdue en 1993, mais Balladur n'a rien fait de libéral, il a perdu face à Chirac, et le scénario se répète. Plus le temps passe, plus c'est la lassitude qui survient. On est convaincu que rien ne changera. Voilà le 21 avril, voilà le 29 mai, avec son NON écrasant qui a pulvérisé Raffarin et Hollande en plein vol, mais pas ce système de merde qui existe toujours, juste ébranlé. Tôt ou tard, la Révolution éclatera, certainement libérale. Le peuple ne supporte plus ses dirigeants, ses politiques, veut que ça change. La société finira par changer. Comment pourrait-il en être autrement ?

Il faut être logique envers soi-même : quand on considère que l'Etat est le mal absolu, que les politiques sont des mafieux, que l'impôt est un vol légal, il est donc normal de vouloir que cette tyrannie cesse. Et la seule manière consiste à la détruire. Supprimons le Sénat, qui ne sert à rien sauf à nourrir des vieux croutons parasistes qui auraient mieux fait de prendre leurs retraites depuis belle lurette ! Supprimons l'Assemblée Nationale, puisque financée par nos impôts, qui est donc une forme de racket ( car on ne consent jamais à payer ses impôts ) et donc, de surcroît, débarrassons-nous de tous ces députés qui n'ont souvent jamais travaillé dans le privé, qui nous imposent leur loi et qui sont souvent corrompus ou mêlés à des affaires sordides genre écoutes en tout genre ( combien d'affaires de scandale pour les socialistes et les chiraquiens ? ).

Mais qui mettre à la place ? Etant donné qu'il faut un minimum de cohésion, certainement pas un Président, encore un fonctionnaire qui demanderait encore plus de fonctionnaires autour de lui. Mais un Roi. Celui-ci respecterait une Charte fondant les grands principes libéraux qui sont la liberté, la responsabilité, la propriété, la résistance à l'oppression, ou abdiquerait. Il va de soi que la société toute entière vivrait dans de meilleures conditions sociales et s'épanouirait véritablement.

Cette transition devrait être démocratique et pacifiste, sinon elle trahirait les principes même des libertariens. Le sang ne doit pas couler, il faut que tout cela se passe dans le calme. Mais il va de soi qu'à l'arrivée, tout le monde, sauf les étatistes, y gagnerait.

Gouvernement Villepin : c'est mal barré

Voici ce que j'ai lu dans la presse quand je me suis intéressé au nouveau gouvernement Villepin :

PARIS (AP) - Le président de la CTFC Jacques Voisin a demandé lundi à Dominique de Villepin de "faire taire les ultras" de la majorité qui réclament une réforme du code du travail.

"On a dit qu'il était temps de faire taire les ultras. Ceux du gouvernement et ceux de la majorité. Il y en a assez de ça", a déclaré M. Voisin à l'issue de son entretien avec le Premier ministre dans le cadre de sa journée de consultation des partenaires sociaux. "On va dans le mur si on continue comme ça".

Le président de la CTFC a prévenu Dominique de Villepin que les salariés descendraient massivement dans la rue en cas de remise en cause du code du travail. "On lui a dit: 'on va dans le mur. Et le code du travail, faites-ça, et ce sera la rue', a-t-il dit.

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Que représente Jacques Voisin ? Représente-il tous les français ? Il est chef d'un syndicat, tout comme le patronat, il n'agit qu'en faveur de ses propres intérêts. Il n'est donc certainement pas un modèle à suivre. Villepin va probablement céder et ne rien changer, ce gouvernement, comme tous les autres qui l'ont précédé, ira se planter dans le mur de la réalité.

Comment peut-on être libre sans argent ?

En effet, ne vous êtes jamais vous posé cette question ? Non, bien sûr, la plupart des gens, quand on leur demande leur avis sur leur rapport à l'argent, il vous dise que cela ne fait pas tout, que ça sert à rien, ou que cela ne conduit pas au bonheur.

Cependant, qui a envie de vivre dans le besoin de manière quotidienne ? Qui n'a jamais eu le désir de progresser sur l'échelle sociale ? Qui n'a jamais voulu assurer la meilleure éducation possible pour ces enfants et leur offrir les vacances de leurs rêves ? Qui n'a jamais manifesté son désir de faire le tour du monde, de traverser des pays entiers, sans avoir de problèmes financiers ? Car il est bien là le problème ! Dans ma conception, on ne peut rien faire sans argent ( sans argent, on ne vit pas ). Prenons un exemple : je souhaitais me rendre à Hawaii et New York cette année. Il a fallu s'y préparer une année à l'avance ! Aurais-je pu y aller si mes parents ne se trouvaient pas dans une situation avantageuse ? Certainement pas ! Si j'ai envie demain d'aller en Australie, de me payer la first dans l'avion et de me rendre dans les meilleurs hôtels, pourrais-je le faire sans argent ? Mais que pourrais-je bien faire sans argent ?

On en a jamais assez. Plus on en a, plus on est libre. Mais libre de quoi ? D'abord, de ne pas dépendre des autres, de ses proches, de sa famille, ou de l'Etat. Ensuite, de claquer des doigts pour obtenir tout ce que l'on veut, ou alors de mener une autre vie, et d'en finir avec sa vie précédente. Etre libre, indépendant, tout lâcher, tout abandonner, s'en aller loin, parcourir des milliers de kilomètres, tout seul, se faire une nana de temps à autre ( quand on est en manque ) qu'est-ce qui a de meilleur que ça ? Pouvoir faire tout ce qu'on veut. Pouvoir se dire " ça, je peux le faire ! ". Et bien telle est ma conception. Telle est la conception, aussi, de la forte majorité des américains, auquels je me reconnais plus particulièrement, et dont tout le monde progresse socialement au cours de sa vie, aussi bien les pauvres que les riches, et c'est heureux. D'ailleurs, il fut un politique qui disait que l'argent permettait de s'épanouir et d'accéder au bonheur. Bien que l'argent ne règle pas des brouilles sentimentales, reconnaissons qu'il avait raison.

La pub et le physique

Pour nous changer les idées ( parce que je parle presque tout le temps de politique ) je vais écrire un truc sur la pub, qui est présente dans nos vies quotidiennement, à la radio, à la télé, sur la Toile, bref partout. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la publicité a beaucoup changée depuis les années cinquante. Alors qu'auparavant on cherchait à vendre un produit en jouant sur ses qualités ou sur un style de vie particulier qui serait dégagé par ledit produit, on joue à présent sur le physique. Alors que fait-on ? On demande à des célébrités ou des mannequins de passer par là, et on leur dit de faire de la pub pour tel ou tel produit. Je ne sais pas si vous réalisez à quel point le corps humain se vend, on voit même des affichages publicitaires avec des femmes et des hommes quasiment nus pour tel ou tel parfum, etc...

Choquant ? Pourquoi ? Ca ne me pose aucun problème de conscience, chacun est libre de vendre ce qu'il lui plaît de la manière qu'il le souhaite, tant qu'il ne porte atteinte à personne. Cela suggère que les mentalités ont considérablement changé et que les gens de manière générale ne sont plus gênés lorsqu'ils voient une femme faire de la pub pour tel ou tel soutien gorge, à part sans doute quelques vieux réfractaires qui ont toujours été hostiles au changement. Malheureusement, constatons que les forces conservatrices sont toujours actives et cherchent par tous les moyens à limiter cette mise en avant du physique de chacun, on l'a bien vu avec l'action des républicains contre la télévision depuis que Janet Jackson a montré un sein à la télé ( ce qui est encore plus amusant quand on pense que des films encore plus violents que cela passent à l'écran tous les jours ) ce qui est anti-libéral, de surcroît. N'importe qui doit pouvoir vendre son corps à des agences publicitaires, s'il y consent, et s'il est payé en retour, c'est un travail comme un autre.

Vos prix sont trop chers !

Non franchement moi qui suis un consommateur, voilà ce que j'ai envie de leur dire quand je vais dans n'importe quel magasin ( Carrefour, Printemps, garage Nissan ) à un membre du personnel :

- J'en ai ras le bol d'être pris pour un con, monsieur ! - Pardon, monsieur ? - Regardez vos prix ! Je reviens des USA, ce 4X4, je l'ai pour 15 000 euros là-bas !

On peut en discuter longuement, mais hélas ce vendeur n'y est pour rien : le fautif, c'est l'Etat, encore et toujours l'Etat, qui, par ses réglementations, nuit au consommateur. Moi qui revient d'un voyage aux USA et qui en est bien profité, j'en ai ras le bol de revenir en France et d'halluciner quand j'observe les prix ( remarquez, ça fait du bien, une petite cure de désintoxication dans un pays bien libéral ) trop élevés ici. Un sou est un sou. Je sais ce que telle ou telle chose vaut. Pour moi, un 4X4 ça ne vaut pas 50 000 euros. Ca en vaut 20 000 ( le prix aux USA ). Une chemise Ralph Lauren ça en vaut 15, mais certainement pas 100. Un ordinateur flambant neuf, 500, mais certainement pas 1500. Enfin, des produits alimentaires, beaucoup moins que le prix auquels ils nous le vendent dans les grandes surfaces.

Fort heureusement, les français commencent à demander des prix bas ( comme quoi rien n'est perdu ) et je pense qu'à terme on finira par populariser le libéralisme de cette manière. En rendant du pouvoir d'achat au consommateur.

A tous les libéraux, bravo !

Bravo. Franchement, bravo. Et pourtant, quand on voit le chemin pris par notre pays, on se demande comment vous faites.

Dans les eighties, les libéraux avaient la côte, on nous promettait un changement radical, un Chirac thatcherien. Aujourd'hui, on va vers de plus en plus de gauchisme. Et pourtant, face à l'inquisition socialiste, une minorité d'irréductibles libéraux résistent toujours à l'envahisseur.

La vie n'est pas toujours facile, encore plus dans un pays où comme le dit Titillac " ultraliberal finit par avoir la même signification que le mot lepénisme d'il y a 10 ans ". Les libéraux sont quasiment inexistants des médias, du pouvoir politique. Le seul, Sarkozy ( mais est-il libéral seulement ? ) est le moins immobiliste de tous, mais a encore des progrès à faire. Vous me parlez de Madelin. Madelin ?! Mais combien a-t-il réalisé en 2002 ? Et puis son passé qui est ressortit par les médias bien pensants... Comme si le passé de certains socialistes étaient plus fameux...

Non franchement, vous me bluffez, les amis. Vous pourriez finir par baisser les bras, vous dire que tout ira de mal en pis, faire vos valises, foutre le camp vers des cieux plus cléments ( NZ, USA, GB ) pour ne plus subir l'oppression et la pensée unique socialiste ( aussi bien à droite qu'à gauche, une vraie dictature anti-libérale, mais ça, c'est parce qu'au niveau politique, nous n'avons que des énarques ou presque ).

Et pourtant non ! Vous résistez... Vous décidez de poursuivre un combat qui semble perdu d'avance. Vous voulez faire exploser le système de l'intérieur pour certains, faire sauter cet Etat infâme, qui continue de s'élargir, et d'augmenter ses prérogatives ( merci Borloo, merci l'UMP, pour qui comme un gros blaireau j'ai voté aux législatives de 2002 ).

Mais ils ne sont pas les seuls... Aux USA aussi, il faut saluer le courage d'une minorité de libéraux de bon sens qui doivent affronter le religieux Bush, qui veut imposer sa vision de la société à tous les américains, qui réduit les libertés individuelles et qui a tout fait pour que le mot liberal devienne une insulte.

Non franchement, aussi bien en France qu'aux EU, chapeau. Bravo les gars, continuez comme ça ! Et dites vous que de toute façon, sur le long terme, nous vaincrons. Le libéralisme est inévitable, il détruira tout sur son passage ( du moins tout ce qui est public ) même si les politiques freinent des quatre fers, à la grande joie de la population qui finira alors par comprendre de quoi il retourne.

Les vraies raisons du vote NON au TCE

Depuis plus de 30 ans, dans notre pays, rien ne change. Les élites ( journalistes, politiques, intellectuels et autres ) s'opposent à tout changement, à toute réforme, à tout tournant en faveur du libéralisme. C'est ainsi. Des majorités de droite et de gauche se sont succédées depuis ces dernières décennies, aussi anti-libérales les unes que les autres, et ont conduit aux mêmes résultats : augmentation des inégalités sociales, du chômage, de la pauvreté, etc...

Ne le cachons pas, aussi bien le camp du OUI que le camp du NON étaient antilibéraux. Tout au long de cette campagne Chirac a répété partout l'urgence de sauver notre modèle social, et manifestait le souhait, sans le dire, de l'imposer à une Europe qui n'en veut pas, parce qu'il serait le meilleur du monde. La presse s'est relayée pour démontrer que ce traité nous sauverait d'un ultra-libéralisme dangereux ( soi-disant ). Toute la campagne a été rythmée contre l'anti-libéralisme. Le plus marrant, dans toute cette histoire, c'est que tous les politiques favorables au TCE ont convenu que si le NON l'emportait ce serait un NON de gauche, comme si Le Pen et Villiers étaient de gauche !

Mais voilà, le peuple en a assez. Le peuple, lassé de voir que rien ne change en France, a décidé de manifester son ras le bol en votant NON le 29 mai. C'est ainsi. Finalement, au cours de cette campagne, il n'y a aucun gagnant, sauf le libéralisme. Car tout le monde s'en doute, et comme je l'ai dit précédement, le prochain texte sera beaucoup plus libéral que celui qu'on nous a proposé, et c'est heureux, ainsi nous pourrons tous, riches comme pauvres, progresser ( n'importe qui vivant en Angleterre, en Nouvelle Zélande ou aux Etats-Unis, vous le dira ). Villiers l'a très bien compris, lorsqu'il a démontré que le peuple venait de rejeter ses élites, complètement déconnectées des réalitées. Et Sarkozy aussi, lorsqu'il a dit que le peuple en a marre de l'immobilisme. Je ne dis pas ici que je soutiens ces hommes, mais malheureusement, l'honnêteté intellectuelle est parfois si rare...

Quoi qu'il en soit, Chirac nous démontrera bien sûr qu'il faut encore plus étatiser l'économie française et nous conduira qu'il faut aller vers plus de socialisme, ce que le peuple ne veut plus et ne supporte plus. Pas seulement les électeurs de droite, d'ailleurs, mais aussi à gauche. Au fond, les électeurs de gauche se foutent de la couleur politique du candidat si celui-ci leur donne une espérance, les fait rêver. Imaginez qu'un libéral l'emporte un jour en France, comme celui-ci aura offert à des gens qui ne trouvent pas de travail un emploi décent, un meilleur salaire et des services beaucoup plus efficaces et moins chers, ceux-ci voteront pour lui sans hésiter pour un second mandat, puisque leur vie se sera améliorée. D'ailleurs, si Jospin avait été beaucoup plus libéral et réformiste qu'un Blair au cours de sa législature, je suis certain qu'il aurait été élu Président de la République et qu'il aurait été réélu en cours de route.